La cuisine à travers le monde

0 J juillet 2015 0 commentaires

Grâce aux talents et à l’initiative ambitieuse d’une équipe de réalisateurs et journalistes, gastronomes avertis, au rythme de deux à trois cassettes de 26 minutes à paraître chaque mois vous trouverez les clés des succulents plats du monde entier à réaliser chez vous. Il y a de quoi satisfaire, sinon les plus exigeants, en tous cas les plus curieux des amateurs de l’art culinaire. Si la gastronomie connaît aujourd’hui un phénomène de mondialisation et de propension à l’exotisme, les contrastes entre cuisines de terroirs presque voisins sont acceptés. Un Bourguignon fait une expérience exotique en dégustant une bouillabaisse sur le vieux port de Marseille ; un Andalou sera ravi de trouver en Allemagne un blond cousin de la sangria, le vin de Mai. Des situations parmi tant d’autres pour expliquer la démarche de nos amis que vous allez accompagner dans un tour du monde qui vous conduira sur des marchés colorés et cuisine folklorique à souhait de tous les continents, à la recherche des spécialités aux saveurs parfois inconnues ou peut-être rencontrées et appréciées au cours d’un bref voyage dont il reste quelques souvenirs nostalgiques au palais. C’est alors que vous aurez le privilège de découvrir au fil des images et au fond des marmites des recettes simples et superbes. C’est ici que je rends hommage à Borea et son équipe pour avoir réussi à nous montrer en quelques minutes de précieuses images d’environnement, d’humeur et d’atmosphère sur chacun des pays, de quoi conditionner le «futur Chef» !cuisine du monde

Les villages de pêcheurs, les lagunes paisibles, les marchés colorés vous feront découvrir sans brutalité et avec douceur, ces pays d’Afrique avec, dans leur, ordre de parution :

La cuisine ivoirienne

La cuisine camerounaise

La cuisine sénégalaise. Aujourd’hui l’Afrique évolue, elle se développe, se modernise. Ses traditions changent et de ce fait, sa cuisine devient plus recherchée. Sur la côte ouest plus particulièrement, on trouve de bons cuisiniers africains. Les cuisines d’Europe apportent leur influence. Dans quelques années peut-être, la cuisine africaine présentera-t-elle un harmonieux mélange de produits locaux préparés avec soin à la façon européenne. Avec Borea vous allez trouver une Afrique intacte par sa cuisine. Bien sûr un petit clin d’œil par-ci, par-là, évoque la présence française de l’ancienne AOF et l’on en retrouve forcément quelques traces dans ses traditions culinaires.

Au fil des images, il est important de participer au choix des ingrédients de base parmi lesquels un certain nombre ne vous sont pas familiers. C’est de bonne grâce qu’il faut accepter cette initiation dont dépendra votre réussite aux fourneaux. La fête de la cuisine africaine peut donc commencer par un plat ivoirien le Kedjenan, en ivoirien cela se traduit par remuer. Ici c’est un lapin qui mijote dans un « canari », récipient en terre fermé hermétiquement par une feuille de bananier, sorte de cocotte minute à cuisson plutôt lente, ce qui permet de garder la saveur de tous les ingrédients intacte. Ces ingrédients de base bien que très variés, se retrouvent dans de nombreux plats de régions différentes tels les piments verts ou rouges, oignons, tomates, pâte d’arachide, poissons séchés et fumés, crevettes… La cuisine ivoirienne vous réserve d’autres plats superbes comme ce jeune poulet de brousse cuit aux arachides, accommodé de poissons et crevettes séchés, mélange étonnant, et surprenant sur le plan gustatif, et de plus, facile à réaliser.

Au Cameroun, vous arriverez par Douala où le coup d’œil général enchante le visiteur dépaysé : belles autochtones accueillantes parées de vêtements magnifiques colorés comme les jardins qui entourent la piscine transparente du Sawa Novotel. La directrice du restaurant vous fera l’honneur d’exécuter des spécialités du pays devant l’objectif des caméras, à commencer par le N’Dole, viande de bœuf braisée aux oignons, huile de palme, crevettes, pâte d’arachide, etc.(ici la cuisson est de 30 minutes, mais certains plats nécessitent 4 heures). Le N’Dole achevé, elle enchaîne par la sauce gombos ou sauce mana préparée à partir de ce légume-condiment qui possède une saveur poivrée et amusante qui rend la sauce agréablement sirupeuse et légèrement pimentée. On les trouve facilement à Paris.

Pour terminer ce périple culinaire camerounais, ne manquez surtout pas la préparation du N’Domba : viande de chèvre avec sa peau qui tous étonnera par son goût sauvage et parfumé au basic:. Un plat complet presque -méditerranéen.

La troisième cassette est consacrée à la cuisine sénégalaise exécutée ici par un cuisinier africain. Votre arrivée à Dakar et le tour d’horizon maintenant habituel mais pas moins indispensable pour l’approche du pays, tout comme les baobabs séculaires, nous conduit à N’ Bour, village de pêcheurs typiquement africain dont «l’industrie» très artisanale est le poisson séché. Cela mérite le détour pour les yeux, pour le palais, car le thieboudiene-tranche de poisson farci – est un plat exceptionnellement raffiné. Selon le marché, à N’Bour ou à Paris, vous avez le choix entre le mérou, la daurade ou encore le capitaine.

Pour réussir ce plat de fête, il est important de suivre avec attention notre cuisiner aussi bien sur le marché que dans sa cuisine. Cependant vous pouvez trouver sur tout les marchés du Sénégal et donc en France : citrouilles, aubergines, choux blancs, gombos, patates douces, oseille, carottes, courgettes, tomates, piments… Ce plat facile bien qu’élaboré, auquel le poisson séché et le fumet confèrent une saveur magique qui surprend par sa personnalité incomparable, est un pot-au-feu de la mer et du potager à la façon africaine. Le Mafe, viande de bœuf, recette d’origine malienne, savoureux et extraordinairement simple à réaliser vous permettra en suivant attentivement les images, de réussir votre plat et d’épater vos convives. A la vision de ces trois cassettes réalisées avec intelligence et clarté, nous pouvons cependant regretter de ne pas pouvoir bénéficier des conseils de l’excellent Henri Gault – qui figure au générique – pour quelques vins pouvant accompagner ces plats succulents.

Je ne peux pas cacher avoir essayé avec modestie un Rioja (Espagne) Marqués de Riscal assez léger et fin, avec un petit goût du terroir et beaucoup de corps, ce qui s’allie admirablement avec les plats de viande souvent puissants en saveur. Avec le Thieboudiene j’ai dégusté un blanc sec des Côtes du Lubéron, plein de fraîcheur et fort de caractère, un vin du Domaine de Murabeau de Jean-Claude Lattès qui nous confirme sa volonté de devenir un viticulteur aussi brillant qu’il est éditeur. Mais l’imagination du connaisseur fera le reste quant au choix d’autres crus appropriés. J’attends les prochaines parutions avec impatience : le Gabon, la Tunisie, et puis la très grande, la très belle, l’incomparable cuisine marocaine. La fin de la fin prévue pour le milieu 86 sera la cuisine française par 13 régions. Il y a de quoi réjouir les amateurs, que la perspective de redécouvrir la cuisine française en images cette fois-ci, contrairement aux livres de cuisine traditionnels.

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Tout dans les muscles!

0 J juin 2015 0 commentaires

culturistesSi les culturistes s’entraînent à des fins plastiques et non bellicistes, ce n’est pas souvent le cas des colosses auxquels ils prêtent parfois leurs traits le temps d’un film ou d’une série. Que l’on se souvienne de «L’incroyable Hulk», ce feuilleton américain dont furent tirés deux films, et dans lequel le non moins incroyable Lou Ferrigno grimaçait, vert des pieds à la tête, déambulant comme un gorille martien que l’on aurait affublé d’un pantalon déchiré. Maciste, Hercule et leurs nombreux cousins étaient pleins de bonne volonté, mais aussi prompts à cogner que l’inspecteur Harry l’est à dégainer son 44 Magnum. Et dans les deux premiers volets de la saga de Conan, Arnold Schwarzenegger n’incarnait pas un modèle de gentillesse et de générosité ! Mais Arnold, ce n’est pas uniquement Conan. Né le 30 juillet 1947 à Graz, en Autriche, Schwarzenegger découvrit le culturisme à travers les exploits cinématographiques d’athlètes tels que Reginald Park et Steve Reeves. A partir de 16 ans, il s’entraîna de façon draconienne, avec une volonté de fer, associant à ses exercices une diététique de choc, nécessaire pour accroître rapidement sa masse. En 1964, dans sa ville natale, il participa à son premier concours. L’année suivante, âgé de 18 ans seulement, il remporta le titre de champion d’Allemagne junior. Dès lors, Arnold était en route pour donner au bodybuilding ses lettres de noblesse. Sacré champion d’Europe en 1966 à Londres, il remporta ensuite cinq titres de M. Univers chez les amateurs. Répondant à la proposition de Joe Weider, le pape du culturisme, il émigra aux USA et remporta sept titres de M. Olympia chez les professionnels, record inégalé et sans doute inégalable. En 1973, son physique démentiel lui permit de faire ses débuts discrets sur le grand écran (mais Schwarzenegger peut-il faire quelque chose discrètement ?) dans «The long good bye» («Le privé») de Robert Altman. Bob Rafelson, vieux copain de Jack Nicholson, lui donna une deuxième chance en 1975 dans «Stayhungry », et le fit figurer en bonne place dans la distribution. Dans le courant de l’été 1975, le tournagedu film s’acheva, et celui de «Pumpingiron» («Arnold le magnifique»), véritable film-culte dans les milieux culturistes, commença. En dépit de ses défauts techniques – mises au point tâtonnantes, traduction simultanée – «Pumpingiron» est un documentaire passionnant, axé sur l’Olympia de Pretoria. Schwarzenegger, plein d’humour et de muscles, crève littéralement l’écran, dans tous les sens du terme. Mais en raison du peu de popularité de ce que l’on appelait à l’époque la gonflette, le film de George Butler et Robert Fiore obtint peu de succès, ce qui ne fit pas le bonheur d’Arnold, qui avait accepté d’être rémunéré au pourcentage sur les bénéfices. En novembre 1975, à Pretoria, après l’obtention de son sixième titre de M. Olympia, Schwarzenegger déclara qu’il abandonnait la compétition, mais pas le bodybuilding. Depuis cette année, il organise l’Olympia, concours sur lequel son ombre a si longtemps plané. Il reviendra cinq ans après sur sa décision une dernière fois, pour remporter son septième et ultime titre. En 1977, Ed Pressman, producteur-exécutif de «Conan» alors en pré- production, proposa le rôle-titre à Arnold après l’avoir vu dans «Pumpingiron». John Milius, engagé par Dino de Laurentiis pour réaliser le film, approuva ce choix avec véhémence. «John leur a dit que s’il ne pouvait pas m’avoir pour jouer Conan, il faudrait me fabriquer à nouveau», avoue ingénument Arnold. Avant de se lancer dans l’aventure barbare, il trouva le temps d’interpréter le rôle de Mickey Hargitay, aux côtés de la pulpeuse Loni Anderson, dans « he Jayne Mansfield story», d’après le livre de Martha Saxon. Le film, inédit sur les écrans français, est néanmoins disponible en vidéocassette, chez Polygram. Arnold eut aussi l’occasion de donner la réplique à Kirk Douglas et Ann-Margret dans «The vilain» («Cactus Jack») d’Hal Needham.

En 1979, les décorateurs de «Conan», Ron Cobb à leur 134 tête, partirent effectuer des repérages en Yougoslavie, mais la mort de Tito les obligea à quitter le pays et à réviser leurs plans. Dino de Laurentiis songea à faire tourner le film en Russie ; il fut aussi question du Canada et de l’Italie, mais Milius jeta finalement son dévolu sur l’Espagne où il avait déjà réalisé «Le lion et le vent».

En 1980, à cause du retard pris par «Conan», et compte tenu de la forme exceptionnelle dans laquelle il se trouvait pour les besoins du film, Arnold renoua avec la compétition à l’occasion de l’Olympia, qui avait lieu à Sidney cette fois. Sa victoire fut très controversée, et l’année suivante des vedettes du monde du muscle telles que Frank Zane, Boyer Coe et Mike Mentzer boycottèrent le concours pour manifester leur amertume. «Conan» sortit le 7 avril 1982 en France, cinq semaines avant de déferler sur les États-Unis. Milius et Schwarzenegger furent tous deux satisfaits du résultat. «Arnold a porté le poids du film sur ses épaules, dit Milius. C’aurait pu être un échec, et même très facilement. Mais nous avons réussi, et Arnold en particulier. C’est pour lui un succès énorme. Je pense qu’il a transposé le personnage de Conan à la perfection». Le producteur Dino de Laurentiis apprécia apparemment la prestation d’Arnold, mais pas tellement le travail de Milius, puisque, désireux d’obtenir «un style différent et un budget inférieur au premier Conan», il écarta celui-ci pour le second volet, et fit appel à Richard Fleischer. Ce dernier passa au laminoir toute la philosophie nietzschéenne sous-jacente dans le premier épisode, et fit de «Conan le destructeur» une œuvre flirtant bien souvent avec la comédie. Aux côtés d’Arnold, la pop-star Grace Jones et l’ancien joueur de basket-ball Wilt Chamberlain succédèrent à la danseuse Sandhal Bergman et au surfeur Gerry Lopez. «Ce sont deux culturistes, dit Schwarzenegger. Nous étions donc entre nous. C’est important, car je crois que le bodybuilding est une forme de philosophie». Arnold n’a pas fini de donner vie au célèbre Cimmérien créé par Robert E. Howard, puisqu’il a signé pour trois nouveaux épisodes. Mais la renommée ne lui a jamais fait perdre le Nord. Depuis plusieurs années, après avoir acquis la nationalité américaine, il dirige à Santa Monica une entreprise qui vend par correspondance cours de culturisme, T-shirts, posters, et il est l’auteur de trois best-sellers, «Arnold : the education of a bodybuilder», «Arnold’s bodybuilding for men», «Arnold’s body shaping for women», ainsi que de la splendide et volumineuse «Arnold’s encyclopedia of modern bodybuilding».

Le 28 mars 1984 fut donné le premier tour de manivelle de «Terminator», l’histoire d’un cyborg dévastateur, mi-homme, mi-machine, envoyé du futur. Sa mission : tuer la femme qui portera un jour en elle celui que l’on retrouvera à la tête des survivants de la guerre nucléaire à venir. Mais cette femme est protégée par un homme, venu du futur lui aussi. Inévitablement, l’invulnérable homme-robot et son adversaire humain se rencontreront… C’est Arnold, bien sûr, qui incarne Terminator, sous la houlette de James Cameron, co-auteur du scénario avec le producteur Gale Hurd. Et cet été, il vient de finir «Out-post», de Jim Carrera, pour qui il a, paraît-il, accepté de perdre trente kilos. Si des réalisateurs commencent à l’engager pour d’autres raisons que sa prodigieuse masse musculaire, alors sans doute faut-il voir là le signe que l’acteur commence à prendre sérieusement le pas sur le culturiste. «il y a quelque chose de commun entre le sport et une carrière de comédien : la volonté de réussir, la discipline».

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Interview

0 J juin 2015 0 commentaires

«Elsa, Elsa !» de Didier Haudepin sort dans quelques jours. C’est votre premier film. Que représente pour vous cette nouvelle expérience ?

Vous savez, j’ai eu quatre jours pour accepter. J’ai repris un rôle que devait jouer Pascale Ogier. Comme je trouvais que c’était une grande actrice, ça m’a encouragée à accepter.

Quel personnage jouez-vous dans ce film ?

L’histoire est un peu complexe. C’est un ancien enfant-acteur, devenu réalisateur, à qui l’on commande justement un film sur ses souvenirs d’enfance. Au même moment, Elsa, la fille avec qui il vit, le quitte. Il va mélanger les deux histoires. Je suis l’actrice qui joue le rôle d’Elsa.

Avant de faire ce film, aviez-vous eu d’autres propositions ?

J’ai eu quelques propositions, mais la plus intéressante, ce fut celle du premier rôle de «L’été meurtrier». J’avais été retenue après que Sophie Marceau et Clio Goldsmith ne l’aient pas été et qu’Isabelle Adjani ait refusé. Comme je n’ai pas accepté, Valérie Kapriski a été choisie. Au dernier moment, Adjani est revenue sur sa décision et a joué le rôle. Je n’ai donc eu aucun regret.

Vingt-deux ans, est-ce trop tôt ou trop tard pour débuter une carrière d’actrice ?

Il n’y a pas d’âge pour débuter dans le cinéma contrairement à la chanson où il est préférable de commencer tôt pour avoir le contact avec un public jeune.

Le tournage n’a pas dû être triste avec des gens comme François Cluzet et Tom Novembre ?

Je suis arrivée sur un tournage qui avait déjà débuté. Pour répondre à votre question, je vous dirai que je ne bois pas, que je ne prends pas de «coke» et que je ne fais pas souvent la fête. Cela dit, tout s’est très bien passé car François Cluzet et Tom Novembre sont des professionnels. François m’a énormément aidée, rassurée, et j’avais à cœur de m’adapter à son jeu. En fait, il a une carrière à défendre alors que je fais ça plutôt en dilettante.

Depuis «Elsa, Elsa !», avez-vous eu des propositions ?

J’ai été contactée pour plusieurs projets, mais pour l’instant je réponds non à tout le monde. Je n’ai pas envie de tourner.

Pourquoi ?

.J’ai évolué dans un milieu où il y a très peu de liberté. Je regarde maintenant où je mets les pieds. Je n’ai pas perdu mon enthousiasme, mais je n’ai plus le même culot. Lorsqu’on est adolescent, on vit mal, on a l’impression que les adultes sont contre vous et l’on se rebelle, même inconsciemment. Aujourd’hui, je suis un adulte qui tente de rester rebelle. Et puis je n’ai pas envie de voir un certain type de personnes que l’on est forcé de rencontrer quand on fait une carrière dans la chanson ou dans le cinéma.

Considérez-vous que les professionnels du cinéma sont plus superficiels ou plus impitoyables que ceux de la chanson ?

Non, ils sont surtout plus pédants, ils ont l’impression qu’ils font de l’art avec un grand A. Dans la chanson, quand on fait de la «variété» on ne peut pas se prendre au sérieux. Les gens de cinéma se congratulent sans cesse entre eux, c’est toujours : «il est formidable», «quel merveilleux acteur», «quel grand homme». On a l’impression qu’ils connaissent tout le gratin du monde. Les superlatifs, il faut les garder pour les personnes qui les méritent vraiment et je ne crois pas qu’il y en ai tant que ça. J’ai rencontré des tas de gens dans ce milieu qui sont de simples mortels avec des milliards de défauts et de qualités. Parler beaucoup de générosité et d’amour et en avoir très peu, c’est plutôt gênant.

Le mot carrière semble vous déranger.

Ce n’est pas le mot lui-même, mais tous les compromis qu’il entraîne, toutes les merdes. Remarquez, c’est le même système dans tous les métiers. Ma mère est employée de bureau et elle subit le même genre de pressions. Pour revenir au cinéma, je peux dire que je souhaiterais travailler avec un réalisateur qui fait son premier film. J’aime les gens neufs, ceux qui ont encore une certaine fraîcheur.

Il n’y a donc aucun metteur en scène de renom avec lequel vous souhaiteriez tourner ?

Non, je réagis plus en fonction des rôles qu’en fonction des réalisateurs. Ça m’aurait plu de jouer le rôle que tenait Victoria Abril dans «La lune dans le caniveau». Beineix a souvent des rôles intéressants pour les femmes. J’aimais bien aussi le rôle de la petite Chinoise dans «Diva». Je ne cours pas après un rôle à la Juliette Binoche. Je la trouve très bien, mais je n’ai pas besoin de ça. Je préférerais être une James Bond girl.

Pour le moment, vous vous consacrez donc uniquement à la chanson ?

Pas exactement. Disons que je me rends compte aujourd’hui de certaines choses dont je n’avais pas conscience avant. J’essaie d’y voir clair. Comme je n’ai pas envie d’être un ermite, il faut que je trouve des solutions à mes perturbations morales. D’une manière plus pratique, il faut avouer que depuis «Elsa, Elsa !», pour le cinéma, et « T’étais où» avec Jackie, pour la chanson, je n’ai pratiquement rien fait.

Coluche condamné à deux mois de prison pour avoir insulté un policier, ça vous fait plutôt rire ou pleurer ?

C’est ridicule. Tout le monde sait très bien que lorsqu’on insulte un flic on est condamné. Coluche est un citoyen comme les autres. Cela dit, personne ne réagit. Il y a des gros cons de policiers qui vous insultent et vous ne pouvez rien faire.

Vous êtes allée pour la première fois au Festival de Cannes. Qu’est-ce-que ça a représenté pour vous ?

Des films à l’affiche, une concentration de médias, des films «merdiques» couronnés et quelques chefs-d’œuvre. Ce n’est plus du tout un symbole. On sent très bien que le festival sert uniquement à faire fonctionner l’industrie du cinéma. J’ai été simplement contente quand quelqu’un qui le méritait a été couronné.

Oserais-je maintenant vous demander si vous avez des projets professionnels ?

J’oserai vous dire que je pars en vacances et que je ferai le point à la rentrée.

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Sierra torride

0 J mai 2015 0 commentaires

Sierra torrideUn western avec Eastwood est un événement. Mais ce n’est rien à côté d’un western avec Eastwood et dirigé par son vieux complice Don Siegel (l’homme avec qui il a déjà tourné «Un shérif à New York», avec qui il tournera «Les proies», «L’inspecteur Harry» ou encore «L’évadé d’Alcatraz», mais surtout le cinéaste qui le parrainera lorsqu’il passera à la réalisation). «Sierra torride» est quasiment un huis clos à deux personnages dans les vastes plaines désertiques américaines. Un cow-boy Un western avec Eastwood est bien tranquille rencontre une nonne bien étrange. Le cow-boy, c’est Clint Eastwood, à qui Don Siegel a gardé beaucoup de son personnage des westerns italiens de Sergio Leone. Le début des années 70 est, d’ailleurs, l’époque où le western américain se remet mal du succès de son cousin transalpin et tente d’en copier une certaine violence exacerbée. La nonne, c’est Shirley MacLaine, qui se fit de plus en plus rare ces derniers temps sur les écrans et dispense avec une regrettable parcimonie son humour pétillant, sa rousseur sensuelle et son regard de myope au cinéma. Dans le dernier film où on a pu la découvrir, elle rendait hommage à son personnage de sister Sara, de «Sierra torride». C’était «Can-nonball 2» et elle y jouait, à nouveau, une fausse nonne. Chez Siegel, le personnage cultive l’ambiguïté. C’est d’ailleurs pour sister Sara un moyen de se protéger du grand méchant cow-boy Eastwood. Au-delà de l’aventure qui se termine par l’attaque d’une caserne française et la récupération d’un trésor, le grand charme du film de Don Siegel, c’est la complicité, presque magique, du couple Mac Laine-Eastwood.

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Mais qui a tué Harry ?

0 J mai 2015 0 commentaires

Mais qui a tué HarryLes feuilles dorées de cette forêt du Vermont forment une symphonie en jaune orangé aussi plaisante à l’œil que l’allègre ritournelle de Bernard Herrmann est agréable à l’oreille. Ce tableau automnal est idyllique, on nage dans cette euphorie jusqu’à ce qu’un petit garçon fasse une étonnante découverte : dans l’herbe, une magnifique paire de chaussettes rouges. Ce sont les pieds d’Harry qui est paisiblement allongé au bas d’un arbre, car il est mort. Le garçonnet avertit sa mère, qui reconnaît en Harry son ex-mari. Elle se croit coupable de sa mort. Des promeneurs traversent la forêt et tous sont persuadés d’avoir tué Harry. Le cadavre change de cachette à chaque nouvel arrivant, le tout dans la bonne humeur : on continue de converser avec décontraction, sans se soucier du mystère criminel. On enterre Harry, on le déterre, jusqu’à la révélation finale. Qui a tué Harry ? Quelle importance ! L’essentiel c’est l’humour d’Hitchcock qui traite en délicieuse comédie un sujet policier où le meurt-e n’est évidemment qu’un prétexte. Le gag final est que le film fut un échec commercial aux USA et un triomphe en France, à sa sortie !

Clint Eastwood, Marianne KochPour une poignée de dollars

San Miguel, une petite ville située entre le Mexique et les États-Unis. Deux clans s’y affrontent, les Baxter et les Rodos. Joe, c’est-à-dire Clint Eastwood (Waouhhh !) est un jeune pistolero aventurier qui se sandwiche entre les deux clans pour arbitrer, d’une part, et faire des affaires, d’autre part. Au fil des règlements de comptes qui se font à chaque fois plus sanglants et meurtriers, le clan des Baxter sera décimé… ainsi que le clan des Rodos. Ramon, le dernier des Rodos, va, dans une scène mémorable, essayer d’éliminer, Soe. Ramon est d’un côté, Joe de l’autre. Ramon tire sur Joe désarmé : eh ! Joe tu vas mourir bientôt… le tout accompagné des grincements efficaces d’Ennio Morricone. Mais Joe est protégé par une feuille d’acier inoxydable qui lui sert de cuirasse. Heureusement que Ramon visait la cuirasse et pas la tête. Bref, Joe trouve une arme et les deux bougres s’affrontent dans un duel un peu plus loyal. Grand moment du western nouvelle vague, remarquable autant par le scénario (quand le western rejoint la tragédie grecque) que dans l’interprétation spectaculaire des Clint Eastwood et consorts3

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Deadly game

0 J avril 2015 0 commentaires

Deadly gameFait divers dans la haute. Une femme, soupçonnée d’avoir tué son premier mari au cours d’une partie de chasse avec des amis charmants, est acquittée, faute de preuves. On ne va pas quand même pas se mettre à accuser les gens de meurtre chaque fois qu’ils prennent leurs invités de chasse pour des lapins de garenne. Bref, la dame est acquittée et elle se remarie avec un diplomate allemand très comme il faut, et l’affaire semble classée. C’est alors que réapparaît l’unique témoin de l’accident. La jeune femme a une aventure avec lui et s’empresse d’aller la raconter à son mari jaloux.

Adieu blaireau

Adieu blaireauQu’est ce qu’un blaireau ? Celui qui n’est dans le coup, qui est dépassé par les événements, accablé par la vie… C’est le cas du personnage joué ici par Philippe Léotard. La quarantaine largement franchie, il n’est arrivé à rien. Il vivait avec une jeune fille qui l’a poussé à devenir comédien au théâtre, mais la belle enfant à mis fin, définitivement, à cette liaison. En outre, il vient de perdre une grosse somme au jeu, et il en est tombé dans les griffes du milieu. Les truands, à qui il doit de l’argent, acceptent de passer l’éponge s’il travaille pour eux : c’est l’engrenage. Un seul répit pour notre blaireau : la rencontre d’une femme blessée comme lui, marquée par la vie comme lui. C’est Annie Girardot, toujours émouvante. C’est pour elle aussi que Bob Decout a réalisé ce film, non sans adresse pour un coup d’essai. Son travail a des qualités visuelles, il a su créer l’atmosphère urbaine, nocturne, souvent pluvieuse, qui convient au drame policier. Certaines scènes, comme ce final dans le théâtre désert, sont très réussies. Léotard et Girardot sont égaux à eux-mêmes. Quant à Juliette Binoche, avant l’éclatante confirmation du Festival de Cannes et du «Rendez-vous» de Téchiné, elle achevait ses premières armes dans le rôle (trop court) de la maîtresse de Léotard. Elle y a une intensité et une présence qu’on n’oublie pas.

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Maria’s lovers

0 J avril 2015 0 commentaires

Maria's loversUn peu comme pour le «Paris Texas» de l’Allemand Wim Wenders, ce qui étonne dans le «Maria’s loyers» du Russe (émigré en France puis aux États-Unis) André’ Konchalovsky… c’est le regard, à la fois lucide et fasciné, qu’il porte sur les paysages américains et leurs habitants. La petite ville de Pennsylvanie, en 1945, où évolue Maria est à la fois séduisante et authentique, dépaysant et quotidienne. Les maisons de bois, les intérieurs, les champs de blé, le bal… tout semble participer à l’atmosphère de ce doux et nostalgique mélodrame. Maria est la plus belle fille du coin. On la sait gentille, on la sent fragile. Les hommes tournent autour d’elle et elle trouve une évidente sensualité à jouer avec eux. Quatre hommes principalement comptent dans sa vie. Celui qu’elle épouse Ivan (interprété par John Savage), à son retour d’un camp de prisonniers. Pour lui, elle est le rêve, la dernière planche de salut pour revenir parmi les vivants, loin de la guerre et des rats. Il y a aussi le père d’Ivan, figure d’autorité avec lequel elle entretient des rapports ambigus de désirs avortés et de confiance aveugle. Cette barbe blanche et ce visage buriné, c’est Robert Mitchum. Et puis il y a le fringant officier (incarné par Vincent Spano), couvert de décorations et de demoiselles. Et puis il y a enfin, ce coucou chanteur, superbement interprété par Keith Carradine, qui roucoule pour mieux faire son nid chez les autres, le temps d’une chanson. Entre ces quatre hommes. Maria va vivre, sourire, se révolter, aimer, se sacrifier… Konchalovsky raconte à fleur de peau et possède un art extraordinaire de faire donner à ses acteurs autre chose… tout en restant sur le mode mineur. «Maria’s loyers» est un film sublime, insupportable et tendre. Et la cassette vidéo facilite la chose !

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Le joujou

0 J mars 2015 0 commentaires

Le joujouJack Brown, journaliste noir au chômage, postule un emploi au journal de M. Bates. Il accepterait même un poste de femme de ménage à mi-temps. Le chef du personnel refusant sa candidature, il menace de le poursuivre pour racisme. Voici donc Jack, déguisé en serveuse, qui sème la perturbation pendant une réception chez le milliardaire. Renvoyé au ménage d’un grand magasin, il y est victime d’une extraordinaire mésaventure le fils de Bates, un garnement capricieux, qeli est venu choisir un jouet inédit, exige d’emmener Jack Brown avec lui… Pour ceux qui ont déjà entendu cette histoire, signalons que c’est le scénario du «Jouet» de Francis Veber avec Pierre Richard. Les Américains en ont tourné un remake, où l’inénarrable Richard Pryor reprend le rôle de notre gesticuleur national. Même si on reconnaît au fantaisiste noir une vitalité communicative, il faut avouer que l’histoire est ici schématisée, que les effets comiques sont grossis, de même que les passages «humanistes», transformés en sermons moralisateurs complètement imbuvables. Sévérité excessive ? Il faut hélas constater que, lorsqu’Hollywood se mêle de tourner à sa façon des films européens, le résultat n’est guère convaincant. La Columbia a d’ailleurs renoncé à sortir « Le joujou » sur les écrans, le voici donc en cassette. On peut s’en passer !

Le mystère SilkwoodLe mystère Silkwood

Karen Silkwood est morte au volant de sa voiture, à 26 ans, le 13 novembre 1974. Accident ou crime déguisé ? Le fait est que Karen, ouvrière dans une usine de traitement nucléaire, avait rendez-vous avec un journaliste pour lui apporter les preuves de manques aux règles de sécurité et de malversations qu’elle avait pu remarquer sur son lieu de travail… Plus que de résoudre l’énigme ou de brosser le portrait d’une militante, c’est l’itinéraire de la femme qui intéresse le cinéaste Mike Nichols. Karen vit avec deux amis (interprétés par Cher et Kurt Russell) dans une sorte de bohème inconsciente jusqu’au jour où un de ses collègues est contaminé. De la prise de conscience du danger et des protections insuffisantes à l’engagement militant, il n’y a qu’un pas. Karen Silkwood a un combat à mener et elle ira jusqu’au bout, même si, par peur du chômage, ses collègues s’éloignent d’elle et même si la contamination radioactive dont elle est victime ressemble fort à une intention de nuire. Meryl Streep est une extraordinaire comédienne, mais elle abuse quelquefois de ses petits rires nerveux au bord des larmes, bien dramatiques et bien Actor’sstudio… Ici, ayant un personnage à habiter, elle est parfaite. Elle est la révolte, elle est la médiocrité de son quotidien, mais elle est aussi le cri de terreur et de douleur qu’elle pousse quand elle se sait contaminée. On a mal pour elle lorsqu’on lui arrache quasiment la peau avec une brosse pour la laver de toutes traces radioactives ! La meilleure preuve que Meryl Streep (merveilleusement entourée de Cher et de Kurt Russell) réussit à nous convaincre… C’est que l’on est pris d’angoisse lorsque les phares d’un camion aveuglent Karen Silkwood dans le rétroviseur, juste avant l’accident… La gorge vous serre, alors que, comme pour la vie du Christ, on connaît déjà la fin de l’histoire !

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To be or not to be

0 J mars 2015 0 commentaires

To be or not to be«To be or not to be…» et un bel aviateur quitte la salle. Le mari commence sa longue tirade et le fringant militaire va rejoindre l’épouse de l’acteur dans sa loge… La scène ponctue le film d’Alan Johnson, comme elle ponctuait celui d’Ernest Lubitch. Bien que Mel Brooks soit —officiellement — absent de l’écriture et de la réalisation de ce fidèle remake, on sent la « patte » de Mel Brooks partout. Il y a son goût pour l’outrance et sa «culture» comique, notamment dans les innovations comme la présence de réfugiés juifs dans le théâtre, ou l’habilleur homosexuel. Mel Brooks accentue aussi le côté numéros musicaux et offre à son épouse quelques jolis morceaux à se mettre sous la dent. Il se donne lui-même un rôle à déguisements comme il les aime et s’amuse à ridiculiser, une nouvelle fois après «Les producteurs», l’uniforme nazi…. Mais, s’il a ses souffre-douleur attitrés, Mel Brooks ne s’épargne pas lui-même. Il adore cabotiner et en faire des tonnes. La manière dont il présente son personnage de grande figure du théâtre polonais, dont il jalouse sa covedette d’épouse et dont il entre dans une rage folle lorsqu’un spectateur se lève au milieu de son monologue d’«Hamlet»… est un délice d’humour presque basé sur l’autodérision. Un rien rétro et un rien clownesque, ce «To be or not to be» est une savoureuse comédie rondement menée. Avec la complicité de Mel Brooks et Anne Bancroft (qu’on avait trop tendance à limiter au registre dramatique) en prime.

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Flush

0 J février 2015 0 commentaires

Les petits écrans ne sont pas surchargés de bons films comiques, aussi peut-on saluer l’initiative de Victory, qui, en distribuant «Flush», risque fort de mettre à la mode en France ce genre particulier de comédie américaine qu’est le «road movie». Dans le «road movie», il y a toute la folie dont sont capables les réalisateurs d’outre-Atlantique : personnages farfelus hors du commun, situations invraisemblables, courses et cascades de voitures en série. Dans ce domaine, «Flush» est un produit type, dont l’humour n’est certes pas taillé dans la dentelle, mais qui provoque d’irrésistibles éclats de rire. L’histoire, en effet, n’est pas triste peu avant sa mort, le milliardaire William Randolph Hughes, qui a toujours aimé les bonnes blagues, cache dans divers endroits des USA six coffrets, contenant chacun un élément qui permettra d’accéder à sa fortune. Vingt ans plus tard, la fosse d’aisance d’une station-service explose, et lorsque l’homme envoyé par la compagnie de nettoyage entreprend de réparer les dégâts, il découvre l’un des coffrets. Le contenu est étonnant une bouteille de gin, une pièce d’or, et aussi une indication sur l’endroit où est caché le magot. Bien entendu, il se lance aussitôt à la recherche du trésor. Mais comme il a tendance à demander un peu trop souvent son chemin à des inconnus, tout le monde veut une part du gâteau. Alors commence une course à la fortune où tous les coups sont permis, et où personne n’hésite à violer la loi ou à tendre des pièges aux concurrents ce qui compte, c’est de toucher au but le premier. Comme l’annonce le slogan choisi par Victory, c’est bien «la poursuite la plus bordélique de l’histoire du cinéma» !

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