Le joujou

0 J mars 2015 0 commentaires

Le joujouJack Brown, journaliste noir au chômage, postule un emploi au journal de M. Bates. Il accepterait même un poste de femme de ménage à mi-temps. Le chef du personnel refusant sa candidature, il menace de le poursuivre pour racisme. Voici donc Jack, déguisé en serveuse, qui sème la perturbation pendant une réception chez le milliardaire. Renvoyé au ménage d’un grand magasin, il y est victime d’une extraordinaire mésaventure le fils de Bates, un garnement capricieux, qeli est venu choisir un jouet inédit, exige d’emmener Jack Brown avec lui… Pour ceux qui ont déjà entendu cette histoire, signalons que c’est le scénario du «Jouet» de Francis Veber avec Pierre Richard. Les Américains en ont tourné un remake, où l’inénarrable Richard Pryor reprend le rôle de notre gesticuleur national. Même si on reconnaît au fantaisiste noir une vitalité communicative, il faut avouer que l’histoire est ici schématisée, que les effets comiques sont grossis, de même que les passages «humanistes», transformés en sermons moralisateurs complètement imbuvables. Sévérité excessive ? Il faut hélas constater que, lorsqu’Hollywood se mêle de tourner à sa façon des films européens, le résultat n’est guère convaincant. La Columbia a d’ailleurs renoncé à sortir « Le joujou » sur les écrans, le voici donc en cassette. On peut s’en passer !

Le mystère SilkwoodLe mystère Silkwood

Karen Silkwood est morte au volant de sa voiture, à 26 ans, le 13 novembre 1974. Accident ou crime déguisé ? Le fait est que Karen, ouvrière dans une usine de traitement nucléaire, avait rendez-vous avec un journaliste pour lui apporter les preuves de manques aux règles de sécurité et de malversations qu’elle avait pu remarquer sur son lieu de travail… Plus que de résoudre l’énigme ou de brosser le portrait d’une militante, c’est l’itinéraire de la femme qui intéresse le cinéaste Mike Nichols. Karen vit avec deux amis (interprétés par Cher et Kurt Russell) dans une sorte de bohème inconsciente jusqu’au jour où un de ses collègues est contaminé. De la prise de conscience du danger et des protections insuffisantes à l’engagement militant, il n’y a qu’un pas. Karen Silkwood a un combat à mener et elle ira jusqu’au bout, même si, par peur du chômage, ses collègues s’éloignent d’elle et même si la contamination radioactive dont elle est victime ressemble fort à une intention de nuire. Meryl Streep est une extraordinaire comédienne, mais elle abuse quelquefois de ses petits rires nerveux au bord des larmes, bien dramatiques et bien Actor’sstudio… Ici, ayant un personnage à habiter, elle est parfaite. Elle est la révolte, elle est la médiocrité de son quotidien, mais elle est aussi le cri de terreur et de douleur qu’elle pousse quand elle se sait contaminée. On a mal pour elle lorsqu’on lui arrache quasiment la peau avec une brosse pour la laver de toutes traces radioactives ! La meilleure preuve que Meryl Streep (merveilleusement entourée de Cher et de Kurt Russell) réussit à nous convaincre… C’est que l’on est pris d’angoisse lorsque les phares d’un camion aveuglent Karen Silkwood dans le rétroviseur, juste avant l’accident… La gorge vous serre, alors que, comme pour la vie du Christ, on connaît déjà la fin de l’histoire !

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To be or not to be

0 J mars 2015 0 commentaires

To be or not to be«To be or not to be…» et un bel aviateur quitte la salle. Le mari commence sa longue tirade et le fringant militaire va rejoindre l’épouse de l’acteur dans sa loge… La scène ponctue le film d’Alan Johnson, comme elle ponctuait celui d’Ernest Lubitch. Bien que Mel Brooks soit —officiellement — absent de l’écriture et de la réalisation de ce fidèle remake, on sent la « patte » de Mel Brooks partout. Il y a son goût pour l’outrance et sa «culture» comique, notamment dans les innovations comme la présence de réfugiés juifs dans le théâtre, ou l’habilleur homosexuel. Mel Brooks accentue aussi le côté numéros musicaux et offre à son épouse quelques jolis morceaux à se mettre sous la dent. Il se donne lui-même un rôle à déguisements comme il les aime et s’amuse à ridiculiser, une nouvelle fois après «Les producteurs», l’uniforme nazi…. Mais, s’il a ses souffre-douleur attitrés, Mel Brooks ne s’épargne pas lui-même. Il adore cabotiner et en faire des tonnes. La manière dont il présente son personnage de grande figure du théâtre polonais, dont il jalouse sa covedette d’épouse et dont il entre dans une rage folle lorsqu’un spectateur se lève au milieu de son monologue d’«Hamlet»… est un délice d’humour presque basé sur l’autodérision. Un rien rétro et un rien clownesque, ce «To be or not to be» est une savoureuse comédie rondement menée. Avec la complicité de Mel Brooks et Anne Bancroft (qu’on avait trop tendance à limiter au registre dramatique) en prime.

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Flush

0 J février 2015 0 commentaires

Les petits écrans ne sont pas surchargés de bons films comiques, aussi peut-on saluer l’initiative de Victory, qui, en distribuant «Flush», risque fort de mettre à la mode en France ce genre particulier de comédie américaine qu’est le «road movie». Dans le «road movie», il y a toute la folie dont sont capables les réalisateurs d’outre-Atlantique : personnages farfelus hors du commun, situations invraisemblables, courses et cascades de voitures en série. Dans ce domaine, «Flush» est un produit type, dont l’humour n’est certes pas taillé dans la dentelle, mais qui provoque d’irrésistibles éclats de rire. L’histoire, en effet, n’est pas triste peu avant sa mort, le milliardaire William Randolph Hughes, qui a toujours aimé les bonnes blagues, cache dans divers endroits des USA six coffrets, contenant chacun un élément qui permettra d’accéder à sa fortune. Vingt ans plus tard, la fosse d’aisance d’une station-service explose, et lorsque l’homme envoyé par la compagnie de nettoyage entreprend de réparer les dégâts, il découvre l’un des coffrets. Le contenu est étonnant une bouteille de gin, une pièce d’or, et aussi une indication sur l’endroit où est caché le magot. Bien entendu, il se lance aussitôt à la recherche du trésor. Mais comme il a tendance à demander un peu trop souvent son chemin à des inconnus, tout le monde veut une part du gâteau. Alors commence une course à la fortune où tous les coups sont permis, et où personne n’hésite à violer la loi ou à tendre des pièges aux concurrents ce qui compte, c’est de toucher au but le premier. Comme l’annonce le slogan choisi par Victory, c’est bien «la poursuite la plus bordélique de l’histoire du cinéma» !

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Le pactole

0 J février 2015 0 commentaires

Le pactolePour expliquer son film, suprêmement amoral, Jean-Pierre Mocky déclare que les gens travaillent pour avoir une retraite honorable et, lorsqu’ils y arrivent, meurent d’un arrêt cardiaque ! II faut juste espérer qu’il ne préconise pas, comme remède à cette retraite qui vous arrive trop tardivement, l’attaque d’un supermarché et le vol de la caisse… A partir de ce hold-up «pour mieux vivre», Mocky organise tout un enchevêtrement de personnages qui n’ont de cesse que de récupérer l’argent pour eux : le flic (Patrick Sébastien) et sa nympho de femme (Marie Laforêt) mais aussi le gérant du supermarché (Roland Blanche). Le fric, le magot, l’oseille… euh pardon le pactole, c’est Bohringer et Lafont qui l’ont et le gardent. Lui est démineur et risque sa vie tous les jours en désamorçant des bombes. Elle s’ennuie derrière son bureau d’employée d’assurances. Dès qu’ils auront semé les «jaloux», ils pourront profiter de la vie… Le petit monde de Mocky est toujours aussi incroyable et drôle. Mais il est devenu, ici, plus contemporain et plus tendre. Comme si Mocky assumait parfaitement les aspirations immorales de ses personnages. A part Sébastien, plus à l’aise en imitation qu’en composition de personnages, les autres comédiens de Mocky sont savoureusement délirants. Il faut voir «la» Laforêt, ses robes échancrées et ses boas de plumes, en train d’aguicher le monde entier et d’agresser son «minable» de mari. Il faut aussi voir le boutonneux Roland Blanche grattant tour à tour ses pustules et son caniche blanc. Il faut voir la sexy Pauline Lafont surprenante dans un personnage qui est presque un contre-emploi. Chaque nouveau film de Mocky apporte son comptant de surprises. Ici, en plus, le film est une vraie réussite.

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Top secret!

0 J janvier 2015 0 commentaires

Top secret!On leur doit « American film sandwich », réalisé par John Lan-dis, et surtout « Y-a-t-il un pilote dans l’avion ? ». Les «Z.A.Z.» (c’est plus court que de donner leurs trois noms) n’engendrent pas la mélancolie. Avec «Top secret», ils ont décidé de tirer à boulets comiques sur le thriller d’espionnage. Du coup, ils mélangent allègrement l’autre côté du mur de Berlin et l’Allemagne nazie. Mais ils n’en sont pas à un télescopage temporel prêt. L’important, c’est le gag ! Dans chaque séquence, il y a (ce que pompeusement nous appellerons) le «récit principal» et il y a le reste. Tout ce qui entoure et devient occasion de rire… Si on a le temps de le percevoir. Alors vive l’arrêt sur image du magnétoscope ! Prenez une scène de taverne, avec héros discutant au centre. Rien ne paraît plus classique. Pourtant, l’écran regorge de trouvailles et de détails loufoques. Quand on sait que les «Z.A.Z.» refusent de faire tenir leur film en place et sont toujours en train de chercher autre chose… on imagine le résultat sur une heure et demie ! Comme leur précédent «Y-a-t-il un pilote dans l’avion ?» «Top secret» joue beaucoup avec le visuel (leur comique est donc référence aux grands classiques et grands succès cinématographiques, mais toujours aussi internationalement accessible). Exemple : le jeune chanteur de rock américain, venu en concert à Berlin-Est et entraîné dans le sauvetage d’un savant inventeur de l’arme absolue, rencontre des résistants français du nom de Du Quoi, Déjà Vu, Latrines, Albert Patate et Mousse au Chocolat (en américain dans le texte). Bien sûr, tous portent béret… De toute façon, «Top secret», parodie des films de guerre 39-45, des thrillers avec agents secrets, des films d’Elvis Presley, du «Lagon bleu» et de beaucoup d’autres choses, est irracontable Il faut le voir pour le croire. Et, même si l’ensemble est inégal, on s’y amuse souvent.

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L’aigle des mers

0 J janvier 2015 0 commentaires

L'aigle des mersEn 1585, un conflit entre l’Espagneet l’Angleterre est imminent. Le roi Philippe II ordonne la construction d’une Armada et envoie Don Alvarez de Cordoba à Londres en qualité d’ambassadeur chargé d’endormir, les soupçons d’Elizabeth quant aux véritables intentions des Espagnols. Fresque historique riche en événements avec Errol Flynn, qui débarque avec son vaisseau corsaire «L’Albatros» au service de la reine Elizabeth. Le duel Thorpe/Cordoba vaut toutes les corridas et courses de lévriers du monde, d’autant que Thorpe est tombé raide dingue amoureux de Maria, la nièce de Cordoba. Une romance à la Montaigu-Capulet (cf «Roméo et Juliette») sauf le poison et qui se terminera bien, la belle ayant choisi son camp. Un grand chef-d’œuvre des aventures maritimes. Le corsaire de la reine (Errol Flynn) amoureux et combatif est complètement renversant.

Pavillons lointains

Pavillons lointainsTiré du best-seller de M.M. Kayne, «Pavillons lointains» retrace l’histoire d’Ash, petit orphelin anglais, qui a passé son enfance aux Indes, suivi des études en Angleterre, revient aux Indes en tant qu’officier du corps des guides de l’armée anglaise. Pour lui, l’aventure commence guerres, passions, trahisons, morts et amours vont jalonner son expérience périlleuse et exaltante. De l’amour, de l’action, un grand film d’aventures au charme colonial avec la fausse Indienne de service qui pourrait facilement jouer les Shéhérazade dans le 101e remake des «Mille et une nuits», des éléphants en carton-pâte, des maharajahs passés au brou de noix, des maharanis en plastique mou et des très beaux paysages. Pas de mauvais esprit, «Pavillons lointains» est une réussite cinématographique, dans la lignée des «Lawrence d’Arabie» ou de «La route des Indes». C’est plus qu’un divertissement, c’est un grand film d’aventures.

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L’empereur du nord

0 J décembre 2014 0 commentaires

L'empereur du nordAux États-Unis, en 1933, c’est-à-dire à l’époque de la grande dépression économique, et au moment où des milliers de chômeurs cherchent une raison de vivre et fuient le Nord et la misère. La fuite, ils la trouvent dans les trains de marchandises auxquels ils s’accrochent clandestinement. Le chef des parias, c’est l’Empereur du Nord (Lee Marvin). Un autre paria (Ernest Borgnine), aidé par un jeune apprenti gangster, vulnérable et illuminé (Keith Carradine), veut supplanter L’Empereur du Nord. Les différentes phases de ces rivalités violentes se déroulent le long des voies ferrées avec poursuites infernales sur le toit des wagons et entre les roues. Climat de violence porté à son paroxysme pour le peuple de l’abîme, comme l’appellerait Jack London, et qui n’a plus rien à perdre. Au fond, il n’y a que la mort qui gagne. «L’Empereur du Nord», ou comment une société capitaliste en déclin peut faire d’hommes civilisés, des loups qui vivent en meute et chassent les dominés…

Dresse pour tuerDresse pour tuer

Le film de Samuel Fuller est dédié à Romain Gary, par amitié autant que parce qu’il est l’adaptation de son roman «Chien blanc». Le chien-loup blanc que soigne et recueille une jeune actrice de Los Angeles, a été dressé pour égorger les gens de couleur. Il fugue et revient couvert de sang. Sa nouvelle propriétaire décide de le confier à des spécialistes pour lui faire oublier ses instincts meurtriers. Mais l’un des dresseurs est noir. S’engage alors, entre dresseur et chien, un combat de volonté dont l’homme veut faire une victoire sur le racisme. Ces scènes d’affrontements et de rapports de forces sont les plus passionnantes. Utilisant à chaque fois plusieurs animaux dressés d’apparence très semblable, Samuel Fuller construit ses scènes avec une étonnante efficacité. Il ne retrouve pas tout à fait la même intensité dans les scènes où la jeune actrice est confrontée à son chien. Pourtant Krysti McNichols est non seulement très mignonne mais elle prouve qu’elle a un authentique tempérament de comédienne. «Dressé pour tuer», dernier film américain de Samuel Fuller avant le catastrophique «Les voleurs de la nuit», montre que le cinéaste est toujours le même baroudeur de l’image. Film violent et émouvant, «Dressé pour tuer» délaisse l’allégorie signifiante imaginée par Romain Gary au profit de l’action pure, du coup de poing émotionnel.

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Les centurions

0 J décembre 2014 0 commentaires

Les centurionsAdaptation cinématographique d’un best-seller de Jean Lartéguy, ce film de Mark Robson aborde un sujet qui suscite encore les passions : l’action des parachutistes français lors de la guerre d’Algérie dans les années 50. Même si tout cela est fondu dans le moule hollywoodien, il reste malgré tout un climat et un scénario beaucoup plus complexes qu’il n’y paraît de prime abord. Les paras, pourtant héros du film, n’ont pas le beau rôle dans cette escalade de violence. Au cœur du film, il y a deux hommes, deux soldats très différents. Le lieutenant-colonel Raspeguy (interprété par Anthony Quinn) souhaite redonner à ses hommes le goût de la victoire et leur faire oublier le souvenir amer de l’Indochine. Mais cet homme, simple, grégaire et droit se voit entraîné dans un combat sans honneur. Face à lui, le capitaine Esclavier (incarné par Alain Delon), militaire idéaliste et tourmenté, accepte moins facilement la chose et glisse lentement vers une prise de conscience politique. Leur antagonisme latent donne une grande force au film. Et les deux interprètes principaux y sont pour quelque chose. Anthony Quinn, loin de ses numéros style «Zorba le Grec» qui a fort mal vieilli, assume ici son personnage avec une économie d’effets qui lui donne de la puissance. Delon, dont la carrière est parsemée de rôle sublimes et d’interprétations fiascos, est ici séduisant et convaincant. L’autre plaisir d’acteur, que nous offre le film, est le passage rapide, mais magique de Michèle Morgan. Par quelques scènes assez violentes, « Les centurions » peuvent choquer certaines sensibilités.

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Conan le destructeur

0 J novembre 2014 0 commentaires

Lorsqu’on a découvert la première aventure cinématographique de Conan réalisée par John Milius, «Conan le Barbare», on pensait au cinéma de Richard Fleisher et à ce souffle épique que l’on retrouve dans la plupart de ses films d’aventures historiques, en particulier «Les Vikings».Conan le destructeur On attendait donc ce «Conan le destructeur» avec intérêt. Mais le résultat est un peu décevant. Si Richard Fleisher sait toujours mener avec un punch étonnant des scènes d’action pures comme celle du combat au bâton de Grace Jones, il est nettement moins à l’aise lorsque ses personnages se trouvent confrontés à des effets spéciaux, notamment le combat final avec le monstre cornu. Fleisher n’a pas retrouvé cette sauvagerie primitive qu’avait parfaitement captée Milius. Son approche et sa réalisation sont différentes, plus traditionnelles. Richard Fleisher choisit l’itinéraire initiatique, la suite d’épreuves qui conduisent au triomphe du Bien et au sauvetage de la princesse en danger. Une fois acceptée cette naïveté, Conan reste une bande dessinée d’aventures fort honorable. Si le musculeux Arnold Schwarzenegger est toujours aussi imposant, il reste par moments un peu convaincant acteur. Pourtant, lorsqu’il se met en place, une lourde épée entre les mains, il en impose. La vraie révélation du film, c’est pourtant sa partenaire Grâce Jones. On connaissait son physique étonnant et sa voix. A l’image, elle a une présence animale. Et elle est bien plus étonnante dans ce «Conan le destructeur» que dans le nouveau Bond, «Dangereusement vôtre», où nous la découvrirons prochainement.

Tank

Tank, joli nom pour un char d’assaut. Ce Tank est un rescapé de la dernière guerre mondiale et fait partie des bagages – pour ne pas dire des animaux familiers- que balade depuis quarante ans avec lui le sergent-major Zack Carey, qui va très bien et n’est pas malade dans sa tête du tout, bien qu’il prenne son char pour un toutou. Le SM (sergent-major) est apparemment né avec un casque camouflage sur la tête. Pour lui, les vraies valeurs sont l’honneur, la famille, la patrie, le devoir, la veuve et l’orphelin, et autant d’autres vertus qui ont fait les paroles des plus belles marches militaires. Bref, le SM, sa famille et son Tank débarquent dans une petite localité du sud des États-Unis. Après avoir défendu une prostituée, le SM livre bataille au shérif psychopathe de la ville. Ce dernier monte une fausse histoire de trafic de drogue pour faire incarcérer le fils de Zack. Celui-ci décide alors de faire justice lui-même aux commandes de son char d’assaut. Le scénario ne fait pas dans la dentelle, mais, on parle de Tank ! Heureusement qu’une certaine dose d’humour ressort de tout cela.

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Greystoke, la légende de Tarzan, seigneur des singes

0 J novembre 2014 0 commentaires

GreystokeCe film est parfait. On pensait avoir tout vu sur Tarzan mais Hugh Hudson est arrivé et tout est devenu neuf. Nouveau ! Jusqu’à présent, Tarzan, le héros d’Edgar Rice Burroughs, appartenait à la série B. Petit budget et aventures premier degré. Hudson en a fait une aventure quasi-métaphysique. Un opéra sauvage où la vie côtoie la mort, où l’homme s’assimile à l’animal et où l’instinct rejoint l’intelligence ! Son film est aussi une fable écologique, car le monde le plus invivable n’est pas celui que l’on pense. Un jour, un naufrage, un nouveau-né… Il n’en faut pas plus pour le petit John Clayton, futur Lord Greystoke devienne Tarzan, le seigneur des singes. Un autre jour, un survivant d’une expédition massacrée par les indigènes, une rencontre avec l’homme singe… Il n’en faut à nouveau pas plus pour que le puissant Tarzan redevienne Lord Greystoke et retourne à la civilisation. Le film d’Hugh Hudson investit deux univers totalement antinomiques : la jungle et la société des singes d’un côté, l’Angleterre et la civilisation des hommes, de l’autre. Entre les deux mondes Tarzan/Greystoke va être ballotté, sans vraiment appartenir ni à l’un ni à l’autre. Pourtant en fin de compte, Tarzan optera pour Greystoke… Tarzan/Greystoke, c’est Christophe Lambert, un fantastique acteur, à la fois impressionnant animal couvert de cicatrices et aristocrate pair du royaume. Il donne au double rôle une puissance époustouflante. Face aux singes (des acteurs maquillés superbement par Rick Baker. l’homme de «King kong» ou du «Thriller» de Michael Jackson) dans le vert cocon de la jungle mais aussi face à un comédien d’exception comme Ralph Richardson (dont ce fut le dernier film) dans le faste somptueux des châteaux de l’Angleterre victorienne. Un chef-d’œuvre !

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