Seul le vent a soudain la parole

0 J septembre 2014 0 commentaires

L’autre immortel, un ignoble, un pas beau. Cuir noir, casqué d’un crâne d’animal aux crocs proéminents, le monsieur ne respire pas la sympathie… Tant pis pour la vérité historique du costume, il faut que les choses soient claires. Et elles le sont : le Kurgan a une tête à claques. On ne vient pas, comme Russell Mulcahy, du pays de Mad Max sans en avoir quelques séquelles.

Sir Sean ConnerySean Connery, quant à lui, joue Ramirez le précepteur du jeune Mac Leod. Une sorte de Obi-Wan Kenobi de ce Luke Skywalker du passé. «Je n’avais pas d’appréhension à me retrouver devant Sean Connery constate Christophe McLeod – et pourtant c’est un immense acteur doublé d’un extraordinaire être humain. C’est un type rayonnant, simple, qui vit sa vie sans contrainte. Nous avons souvent dîné ensemble et nous parlions de tout… sauf du film». Dans la vallée, les techniciens s’affairent. Les cameramen rechargent le film, les artificiers allument de grands feux qui dispensent sur la lande un fog très scottish et les figurants quittent à regret leur parapluie pour reprendre leur hache, leur épée et leur bouclier. Et lorsqu’un joueur de cornemuse entonne les premières notes d’un altier «God save the Queen», les sifflets et les hurlements fusent. On a le nationalisme chevillé au corps… Un ordre impersonnel hurlé dans un porte-voix réclame le silence. Les boucliers sont ramenés devant les poitrines, les épées se dressent vers le ciel. Seul le vent a soudain la parole… L’ordre «action !» tant attendu arrive enfin, libérant les deux meutes hurlantes. Tous y vont de bon cœur et pas seulement pour justifier leur 40 livres de salaire journalier. Un inconscient vindicatif anime cette troupe d’Écossais où se mêlent, au coude à coude, bergers, étudiants, chômeurs et paysans. La hache, le bouclier et le tartant leur font retrouver l’esprit de leurs rudes ancêtres. Placés en ombre chinoise sur des pitons, les joueurs de cornemuse entrent en action. Galvanisés, les figurants se muent en guerriers. Le «coupez» hurlé à plusieurs reprises dans le porte-voix aura du mal à calmer leur ardeur. L’ombre des hooligans plane sur le champ de bataille… Tout le monde se retire enfin. Tous… sauf un, allongé de tout son long dans la bruyère. Les deux blouses blanches et la civière ne sont pas dans le script… Le docteur qui veille en permanence sur le tournage diagnostique des côtes cassées. «Autrefois, on l’aurait achevé sur place…» ironise un Mac quelque chose, un adorable gaillard de 1,90 m, faisant la queue devant le camion d’intendance. Earl Grey et scones, il est cinq heures. Les traditions sont respectées…

Sur quels critères choisissez-vous un rôle comme celui de Mac Leod ou celui de Greystoke qui ne sont pas des personnages très éloignés ?

C’est vrai, car ces deux rôles impliquaient un changement radical dans mon existence et mon comportement. Pour «Greystoke», il m’a fallu aborder l’univers des singes, me débarrasser de toutes les inhibitions de l’être humain et à la limite de mes expériences d’homme jusqu’à copier physiquement les singes dans ma démarche, mes expressions. Pour «Highlander» c’est la même ligne de conduite qui m’a poussé à essayer. Là, c’est plus dans l’esprit que dans le comportement que j’ai été amené à modifier certaines de mes inhibitions. Je suis devenu un Écossais du 17e siècle, à tel point, et vous l’avez vu, qu’on m’interdit de parler le français pour que je ne perde pas cet accent écossais que j’ai acquis en trois mois d’exercice.

Mais au-delà de l’apparence et du mimétisme physique, les deux personnages sont psychologiquement très proches.

Oui, ce sont tous les deux des instinctifs. Je crois que la jungle et le code de vie des sociétés primates ne devait pas être éloignés de l’Écosse du 17e siècle. Mac Leod est un jeune chien, il est agressif, inconscient, hargneux. Il va au devant du danger autant par ignorance que par bravoure. Lord Greystoke était aussi comme cela. Mais les expériences de la vie vont les faire changer, quand Mac Leod se retrouve à New York cinq siècles plus tard, il a toujours le même instinct, mais c’est un vieux chien, qui ne va plus affronter le danger inconsciemment, mais essayer de trouver des astuces pour gagner. Il a une connaissance des gens et des choses qui le fait réfléchir. C’est l’une des paraboles du film. Mac Leod est alors comme Silverbeard ou White Eyes, les deux vieux singes de «Greystoke», et Greystoke lui-même deviendra comme eux lorsqu’il retournera dans la jungle… avec en plus l’enseignement de ce que sont vraiment les êtres humains.

Dans «Highlander», il y a aussi le thème de l’immortalité.

L’histoire m’a beaucoup plu. Je n’ai jamais lu un script aussi bien construit, dans lequel il n’y a pas une scène superflue et une construction narrative remarquable. Les scènes drôles alternent avec les scènes choc ou les moments d’émotions et même deux remarquables histoires d’amour. Mais il est vrai que le thème central est l’immortalité. L’idée est plaisante… mais à double tranchant. Dans le film, il perd sa femme car elle vieillit et lui pas. Quand on perd la personne que l’on aime le plus au monde et que l’on ne peut même pas se flinguer, c’est dur ! Mais cette immortalité entraîne aussi des scènes marrantes comme quand il tombe dans un lac et appelle au secours car il ne sait pas nager. Il crie à Ramirez «Aide-moi, je me noie !» et Ramirez lui répond : «Imbécile, tu es immortel… ». Il coule et on le voit marcher au fond de l’eau avant de réapparaître. Ça, ce sont de bonnes idées de scénario…

Quand on est jeune, on est toujours immortel ?

Oui, c’est vrai que la jeunesse est un signe d’immortalité dans la mesure où la conscience de la mort n’arrive qu’après. A 20 ans, on ne pense pas à elle. A 40, 50 ou 60 ans les choses deviennent différentes, le temps prend une autre dimension.

Être acteur, n’est-ce pas aussi être immortel ?

C’est la force de la pellicule et du cinéma. C’est vrai que des types comme Gabin, Jouvet ou Fernandel sont toujours vivants, toujours jeunes et que l’on peut les revoir. Et même maintenant, avec la vidéo, c’est encore plus vrai, ils habitent chez nous.

Comment abordez-vous un rôle ?

De la manière la plus simple, mais aussi la plus compliquée. J’essaie profondément d’être le personnage, de penser comme lui, d’agir comme lui. Pour Mac Leod, par exemple, je suis écossais quand je monte à cheval, je le fais en toute inconscience, sans réfléchir. Il ne se dit pas avant de monter : «Je risque de me casser la gueule…» Non, il monte à son habitude, comme une seconde nature. Avec ce tartan et mon accent, je suis écossais. Dans quelques semaines à New York, je serai américain. La seule différence est que je retiens mon épée lorsque je frappe.

Vous êtes de parents français, né à New York et élevé en Suisse. De plus, vous sautez allègrement de productions françaises en films anglais ou même bientôt américain. Vous retrouvez-vous dans une quelconque nationalité ?

Je suis français. De par mon éducation déjà, aussi bien parentale que scolaire. Mais je pense qu’à l’époque où nous vivons, les frontières —du moins dans le cinéma —n’ont plus vraiment lieu d’exister. Ne serait-ce que pour des raisons commerciales. De plus en plus, la France doit s’ouvrir sur le monde, et des films comme «Paroles et musique», «Coup de foudre» ou «Cousin, cousine» le prouvent. Ce qui ne veut pas dire que l’on doit perdre notre identité au profit d’une espèce d’internationalisme. Il y aura toujours les cinémas nationaux qui feront des films typiquement pour leur pays d’origine. A partir de l’instant ou un acteur est parfaitement bilingue ou trilingue, il n’y a aucune raison qu’il ne s’exporte pas. Prenez mon prochain film, il sera coproduit par Christian Fechner.

A l’image de votre carrière très éclectique…

Éclectique n’est pas le mot, car déjà tous les rôles ne peuvent pas se ressembler et le but d’un acteur est justement d’interpréter ces rôles. Sinon, on ferait toujours le même film. Les films que j’ai faits sont peut-être éclectiques dans le fond, mais mes personnages, excepté celui de «Paroles et musique», sont souvent de la même essence : jeunes, braves, inconscients à la limite de la folie et souvent d’un grand lyrisme. C’est valable pour le jeune flic d’«Une sale affaire», pour «Greystoke», «Subway» et «Highlander».

Vous semblez mettre «Paroles et musique» à part…

Je crois que les deux caractéristiques de mon personnage sont l’excès de sentimentalisme et la force de l’innocence. Dans «Paroles et musique », ce qui m’a le plus dérangé est que mon personnage est quelqu’un d’un peu mou, je dirai presque fataliste. Il accepte les choses comme elles viennent, ce qui déjà ne me correspond pas dans la vie… Sinon j’aurais abandonné ce métier de découragement depuis longtemps. Le personnage de Jeremy correspond à l’histoire, là pas de contestation, mais pas à moi. Je crois aussi qu’il m’a manqué d’avoir plus d’échange avec Elie Chouraqui sur le tournage, plus de contact, le personnage aurait alors pu être dix fois supérieur. J’étais furieux la première fois que j’ai vu le film.

Il y a à peine trois ans on vous connaissait à peine, maintenant vous êtes l’un des jeunes acteurs les plus cotés du cinéma français. Comment vit-on le passage de l’ombre au rang de star ?

Normalement, je n’y attache ‘pas trop d’importance. De plus, quand, comme moi, on désire profondément faire ce métier depuis l’âge de 12 ans, on se prépare inconsciemment à l’espoir d’être un jour connu. Je considère que c’est une chance énorme, 95 % de chance. Après, ce qu’il faut, c’est faire du positif avec. Pour le reste, j’ai une nouvelle veste et un nouveau costume…

C’est une angoisse permanente d’être acteur, l’angoisse de devenir connu, puis, une fois que l’on est star, l’angoisse d’y rester…

Oui, tout acteur connaît sans cesse l’angoisse, à différents niveaux. Rien n’est jamais entièrement bien. A mes débuts, lorsque je suis arrivé à Paris, mon angoisse était de trouver du travail. On me demande souvent si j’ai galéré, oui, comme tout jeune acteur, j’ai fait des boulots comme vendeur de fringues pour manger, mais étant d’un naturel optimiste et désirant faire ce métier depuis tout gosse, je m’étais fait à l’idée qu’il serait difficile d’y arriver. J’ai eu beaucoup de chance, j’ai fait mon premier film au bout de trois ans, pour d’autres cela prend dix ans. Tout dépend de la passion et de la détermination, la seule chose motivante est de se dire chaque jour : «je continue, je continue… ». Effectivement, c’est plus dur de se le dire pendant dix ans que pendant deux ans. Puis, quand on commence à vous faire des offres, à vous donner des scénarios à lire ou à vous solliciter, l’angoisse devient différente, mais elle est toujours là.

Entre autres, les doutes sur le talent…

Oui, on en a tout le temps et j’en ai sûrement plus maintenant qu’avant. Ce n’est pas le coût de la production et l’argent qu’on investit sur vos épaules qui crée l’angoisse, mais le rôle à jouer. Le moment où tout va bien c’est entre «action» et «coupez», là on ne pense à rien sinon au personnage. Après on se demande si on a été bon ou mauvais, trop ou trop peu, convaincant ou plat. Et plus on tourne, plus les angoisses se multiplient. Devant une caméra on est seul, presque tout nu, il y a la confiance des autres, du metteur en scène, du public, qu’il ne faut pas trahir. C’est à la limite une angoisse plus destructive que la simple quête du boulot pour manger.

«Highlander» semble être avant tout une œuvre pour le public et Russell Mulcahy un réalisateur qui vise , les entrées…

Oui, et n’est-ce pas là la vraie destinée du cinéma ? Mais il ne faut pas en tirer des conclusions hâtives. Besson, par exemple, a fait «Subway» pour le public, à un tel point qu’il a coupé, de son propre chef, trente minutes du film, des scènes qu’il adorait parce qu’il s’est aperçu qu’elles étaient peut-être trop gratuites pour le public. Russell est pareil, il a des fois envie de se faire plaisir, mais il pense avant tout aux gens dans les salles et il se retient. C’est comme si un type inventait une nouvelle lessive simplement pour sa femme.

On a l’impression, surtout dans «Greystoke», «Subway» et «Highlander», que c’est avant tout votre lyrisme que les metteurs en scène ont utilisé…

Ce n’est vrai qu’en partie, excepté le personnage de Jeremy dans «Paroles et musique», les rôles que j’ai interprétés jusqu’à présent sont des rôles très lyriques. Ce que j’aime dans le lyrisme c’est la touche intemporelle qu’il donne aux personnages, car Greystoke et Mac Leod sont en définitive des personnages très modernes et très proches de Fred de «Subway». Leur point commun : ce sont des hommes, confrontés à des problèmes inhérents à leur condition de vie. Pour Mac Leod, par exemple, perdre sa femme et son honneur en 1536 fait aussi mal qu’en 1985. On est toujours aussi seul devant le malheur, qu’on soit paumé dans les Highlands ou entouré de monde dans le métro. Je crois que c’est simplement dans la vie qu’il y a du lyrisme. Prenez le métro, quand j’ai tourné «Subway», j’avais une impression d’étouffement, je devenais claustrophobe. Regardez le résultat à l’écran : c’est grandiose comme le désert !

Vous êtes, en fait, plus un acteur d’instinct qu’un technicien…

Je pense_ La technique est une bonne chose… qu’il faut oublier très vite. Je suis passé par le Conservatoire, mais je m’en suis vite lassé. Je n’étais pas un élève très assidu car j’ai vite compris qu’acteur on l’est ou non, mais que cela ne s’apprend pas vraiment. De plus, au Conservatoire, au bout de trois mois, vous jouez devant vos copains, et même si vous êtes mauvais, ils applaudissent quand même. Comment voulez-vous sentir ce qui va ou pas ? Se reposer sur la technique est très dangereux, je pense que les choses doivent être ressenties. Quand je parle avec vous, je suis Christophe Lambert. Dans dix minutes je serai Mac Leod, profondément et je réagirai comme tel. Ce dédoublement est important. La technique fait perdre les sensations car elle amène la réflexion. C’est comme ces acteurs qui savent qu’avec tel rictus ou tel sourire, ils sont à leur avantage et les utilisent tout le temps. C’est chiant ! Il ne faut pas jouer là-dessus.

Et Christophe Lambert dans la vie ? Comme ça, tous les jours ?

Oui… Je vis la vie d’un type de 28 ans, j’ai des amis, je sors peu, mais j’aime bien aller chez eux ou les inviter chez moi. A part cela, rien de très extraordinaire. Vous savez, les acteurs ne sont pas différents des autres…

Vous avez des hobbies, des passions ?

Oui, j’adore les jouets et les jeux, j’en ai toute une collection et on m’en offre beaucoup. Pas des jouets de collection, mais des trucs en bois, en plastique, des jouets de bain ou des robots japonais. J’en achète toujours et partout.

Vous lisez ?

Oui, comme tout le monde. Mais c’est la question piège, car en général il faut répondre correct ou chic et donner les titres de bouquins à la mode ou de trucs classiques. Moi, je lis de tout et je n’ai pas besoin de donner des titres pour épater. J’ai des périodes sérieuses, classiques même, comme j’ai des périodes polars ou bandes dessinées. J’aime beaucoup la BD.

Contrairement à un Depardieu, vous vous faites assez rare, vous tournez peu, en général un ou deux films maximum par an. C’est un choix délibéré ?

Je ne suis pas un boulimique, c’est vrai. En cela, j’ai une profonde admiration pour Gérard Depardieu parce que c’est un instinctif total, quelqu’un qui ne triche pas et est capable de faire autant de choses, de sauter de Molière à Corneau avec toujours une telle qualité et une telle grandeur. Il est stupéfiant ! Quand il a mal, il a mal, il ne berne pas le public, c’est sûrement pour cela qu’il est l’acteur le plus exceptionnel de cette génération. C’est un acteur rare, il y en a un de cette race tous les vingt ans.

Vous êtes la relève ?

C’est difficile de le dire, de plus ce n’est pas à moi de le constater. D’abord, je n’ai pas fait le dixième de ce qu’il a fait, ensuite, à partir du moment où l’on pense être bon, c’est foutu. Tourner plus de deux films par an, en étant comme Depardieu toujours aussi bon, relève de la performance. Un film c’est un long travail : «Greystoke» m’a demandé sept mois et «Subway» cinq. Et cela dépend aussi des propositions, il y a des choses difficiles à refuser. C’est pour ça qu’après «Highlander», j’enchaîne avec «Le 3e homme».

Un acteur s’use quand on le voit trop ?

Je pense que oui. A la sortie d’un film, il est normal d’en faire la promo, mais en dehors de ça on doit se faire oublier un peu, ne serait-ce que pour être plus rare, que le public ait envie de nous voir. En France, on a voulu casser la star system, faire descendre les vedettes dans la rue. Ça a dix fois plus de prétention que le système américain qui consiste à laisser à la star son aura, mais qui le moment venu, quand elle décide d’aller à une première, devient totalement accessible aux gens venus la voir. Avec ce système on ne casse pas la part du rêve, la place de l’acteur dans la société. Ce que je dis peut paraître prétentieux, mais c’est le contraire. En ce moment, personne n’y retrouve son dû : l’acteur n’a plus de privauté, il devient totalement un personnage public et le public perd son admiration, la chose indispensable à sa relation avec la star. Ça, les grands acteurs hollywoodiens l’ont très bien compris.

A vous voir travailler avec Russell Mulcahy, on a l’impression que vous êtes une bénédiction pour un metteur en scène. Jamais de problèmes, toujours d’accord pour recommencer des prises, toujours de bonne humeur. Comment abordez-vous vos relations avec vos réalisateurs ?

Les metteurs en scène avec lesquels j’ai travaillé jusqu’à présent ont une chose en commun : la passion et le professionnalisme. A partir de cela, il n’y a aucune raison pour que tout ne marche pas bien. C’est un peu scout ce que je vais dire, mais un film c’est une équipe. Si tout le monde y met du sien, tout va bien. Qu’il soit anglais, américain, australien ou français, l’important est que le metteur en scène donne de la passion à tout le monde, des techniciens aux acteurs. Un réalisateur se doit d’être un rassembleur, d’insuffler un état d’esprit aux deux ou cents personnes qui travaillent avec lui. Cela dit, ils ont tous leurs qualités propres, leur caractère et la discussion n’est jamais absente. Prenez Hugh Hudson ou Luc Besson, ils ont une chose en commun, ce sont deux voyeurs, ils savent exactement quand une scène est bonne ou mauvaise dans un contexte narratif bien précis, sur la base d’un scénario bien préparé. Chouraqui est quelqu’un qui se fie plus à son «senti» et qui est plus loin de ses interprètes que Hudson ou Besson. Le contact avec Elie Chouraqui est plus difficile et j’aurais aimé plus de discussions sur le tournage de «Paroles et musique», cela aurait peut-être modifié en bien mon personnage. Je parle professionnellement, car amicalement, Elie est quelqu’un d’adorable. Russell fait une chose étonnante : il tourne très vite. Ce doit être l’expérience du vidéoclip. Il tourne en un jour ce qu’un autre metteur en scène ferait en deux ou trois. De plus, il tourne beaucoup, ne laisse rien au hasard, utilise des tas d’angles, des gros plans, plans moyens et plans d’ensemble de la même scène pour avoir beaucoup de matériel au montage. Et là, il va réellement construire son film. Il aura tout et pourra faire exactement ce qu’il veut. Hudson aussi est un peu comme ça. Besson est un minutieux. Sur «Subway», comme nous n’avions pas l’enveloppe suffisante pour refaire certaines scènes dont il n’était pas tout à fait content, il s’est endetté lui-même pour pouvoir peaufiner son film…

Votre définition du mot acteur ?

C’est, je crois, Depardieu qui a dit la chose la plus juste sur l’acteur : «Acteur c’est être»… Alors, je suis.

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Magazine d’architecture

0 J août 2014 0 commentaires

Connaissez-vous le Métope ? Sous ce nom étrange se cache tout simplement une «vidéo-revue» internationale d’architecture et de design. C’est une série de quatre programmes dont les deux premiers sont déjà disponibles. Les deux suivants sortiront d’ici la fin de l’année. Au sommaire de chaque cassette : Un architecte – un projet, un entretien, des visites de chantiers, des vues de maquettes. Un architecte -une réalisation, le regard d’un plasticien ou d’un cinéaste sur une construction achevée, et des nouvelles brèves sur l’actualité de l’architecture et du design. Le coffret de quatre cassettes d’une heure chacune est vendu 1 356 F. TTC. Métope, 352 rue Saint-honoré 75001 Paris. Tél. : 261.80.85.

douaneAugmentation des droits de douane

Le 25 juillet dernier, les ministres de l’Industrie des dix pays de la CEE ont décidé une augmentation des droits de douane européens sur les magnétoscopes, coréens en particulier. Les droits passeraient de 8 à 14 % mais en échange de cette augmentation la CEE ne demandera pas la reconduction de l’accord d’auto limitation conclu avec le Japon sur la livraison de magnétoscopes. La Communauté Européenne doit ramener à un niveau proche de 0 les droits de douane sur une série de produits tels que les radiocassettes, les bandes magnétiques ou les appareils photos.

Vaucluse : t’as le look vidéo

Quatre vauclusiens viennent de créer «Look vidéo magazine» une vidéocassette d’information sur les activités culturelles, sociales et sportives de leur région. Sponsorisé par des annonceurs locaux, ce magazine bimensuel dure 35 minutes, est gratuit et disponible dans tous les vidéoclubs du Vaucluse.

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Hors série PPO/Brandt

0 J août 2014 0 commentaires

Chaque année, nous publions le fameux guide PPO/Brandt, ouvrage de référence qui recense tous les films sortis en vidéocassettes. Nous avons choisi cette rentrée, qui s’annonce fructueuse (voir la série d’excellents programmes dans notre sélection K7) et le Salon de la Vidéo pour frapper encore plus fort. Nous lançons un numéro hors-série, avec un dos carré et une couverture pelliculée, dont le sommaire laisse rêveur. Qu’on en juge : autour d’un corpus qui ne regroupe pas moins de 1 500 films soigneusement sélectionnés par les critiques de la rédaction, ce numéro propose aussi une grande enquête sur la vidéo en Europe, un dossier sur le droit de suite des comédiens, un dossier sur les standards TV de demain ainsi qu’un panorama des cassettes vierges disponibles sur le marché français. Mais entrons dans le détail. La sélection des 1 500 films que nous vous proposons constitue réellement le «must» de ce qui est sorti, de l’origine de la vidéo jusqu’à aujourd’hui. Pour chacun de ces films, on trouve un générique complet, un résumé de l’histoire, une critique et une cote PPO. Dans ce corpus, on trouve également un classement par éditeurs, un classement des films disponibles en version originale sous-titrée et les films codés en son stéréophonique (hélas encore peu nombreux). Outre ce guide très complet, ce hors-série vous propose 60 pages de magazine sur des sujets exclusifs ou et d’actualité. La part du lion est occupée par une grande enquête sur la vidéo en Europe. Unique en son genre en France, cette enquête a nécessité la collaboration des 7 journaux vidéo les plus importants sur le marché européen. Nous avons bien sûr retenu les pays où il existe une véritable industrie de la vidéo, délaissant (pour un temps, nous l’espérons) les «petites» nations. Autre morceau de choix, un dossier sur le droit de suite des comédiens. A l’heure où les plus grands producteurs français, comme Christian Fechner ou Alain Sarde font des déclarations tonitruantes, cet article fait judicieusement le point sur un sujet au centre de l’actualité audiovisuelle. Autres festivités, les standards qui feront la télévision de demain avec l’arrivée des satellites et le développement du câblé, un panorama complet des K7 vierges actuellement sur le marché avec leurs spécificités techniques, et une enquête sur l’avenir de la hifi et de la stéréo tant en ce qui concerne le matériel que les programmes. Après cette partie où se mêlent harmonieusement les différents aspects techniques et économiques de notre média, nous ne pouvions manquer d’évoquer le cinéma, centre névralgique de PPO. Pour ce faire, nous vous proposons une série d’ouvrages sur le cinéma et la vidéo et, en point d’orgue, une galerie de portraits sur les champions du box-office de la cassette : Clint Eastwood, Roger Moore, Jean-Paul Belmondo, Isabelle Adjani, Faye Dunaway, etc. Vendu 30 F dans tous les kiosques, ce luxueux hors-série se doit d’être en bonne place dans votre collection de PPO. Vous aurez plaisir à le compulser régulièrement pour vérifier telle ou telle information concernant votre loisir préféré. Et bonne rentrée à tous…

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Le pape de Greenwich village

0 J juillet 2014 0 commentaires

Le pape de Greenwich villagePrésenté au Festival de Deauville 1984 sous son titre original («Village dreams»), ce film de Stuart Rosenberg est sorti en coup de vent sur nos écrans, faute d’un lancement publicitaire convenable. C’est dire qu’il est intéressant de le découvrir aujourd’hui si on l’a manqué en janvier dernier. L’action est située à Greenwich Village, le quartier artiste-bohème de New York City. Charlie et Paulie, qui sont vaguement cousins, travaillent dans le même restaurant Charlie comme maître d’hôtel, et Paulie comme serveur. Les malversations de celui-ci, irresponsable tête brûlée, conduisent le patron à les renvoyer tous les deux. Si bien que Charlie n’a plus le choix quand son douteux acolyte lui propose un «coup» : s’emparer d’un confortable magot. Paulie oublie simplement d’avertir son partenaire que l’argent appartient à un redoutable mafioso local. Voilà notre duo traqué par des tueurs sans merci, et par des flics véreux qui convoitent eux aussi les billets verts… Rosenberg (l’auteur de « Luke la main froide» avec Paul Newman) a du savoir-faire à revendre. Il a ficelé adroitement cette excellente série B : policier sur fond de documentaire, description du quartier et de ses mœurs (la visite inopinée des flics chez une terrible douairière jouée par Géraldine Page). On y retrouve avec plaisir Mickey Rourke, la révélation de «Rusty James», et l’impressionnante Darryl Hannah, qui fut l’androïde de «Blade runner», la sirène de «Splash» et la lycéenne de «Reckless». Une fille à suivre…

Sueurs froides

Sueurs froides«Sueurs froides» (Vertigo) fait partie de cette poignée de films en technicolor, distribués par Universal et invisibles depuis plus d’une décennie : «La corde», «Fenêtre sur cour» (qui sont déjà aussi en vidéo), «Mais qui a tué Harry ?» etc. «Sueurs froides» est, peut-être le plus célèbre du lot, mais pas le meilleur… Bien sûr, il y a la fantastique musique de Bernard Herrmann, les scènes de vertige et la double composition de Kim Novak en blonde et en brune. Mais il y a surtout cette longue histoire d’amour parallèle et inversée qui est la structure même du film et du livre des Français Boileau et Narcejak, «D’entre les morts», dont Hitchcock s’inspire. Scottie Ferguson est radié de la police parce que, sujet au vertige, il a été la cause indirecte de la mort d’un autre policier lors d’une course poursuite sur les toits. Pour survivre, il accepte de surveiller une jeune femme névrosée et suicidaire dont il s’éprend jusqu’au jour où elle monte à un clocher et se jette dans le vide. Scottie ne s’en remet pas. Beaucoup plus tard, il rencontre une autre jeune femme, étrangement semblable à sa cliente. Fasciné par elle, il va lentement la métamorphoser pour ressembler à la morte et l’entraîner sur le clocher fatidique… où il vaincra son vertige et découvrira la vérité. Moins construit comme les autres habituelles machines à rebondissements et coups de théâtre hitchcockiens, «Sueurs froides» est d’abord un mélodrame d’amour fou qui cache un mystère. La place faite aux acteurs est plus belle et la double fascination amoureuse Stewart-Novak puis Novak-Stewart offre aux deux comédiens des morceaux de bravoure rêvés pour exprimer toute une gamme d’émotions violentes et tendres.

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Le Boucher De Notting Hill

0 J juin 2014 0 commentaires

Le Boucher De Notting Hill Sélectionné au récent Festival du film policier de Cognac, ce thriller angoissant joue a la fois sur l’horreur et le suspense, le sanglant et l’enquête. Pourquoi cette jolie journaliste reçoit-elle des coups de téléphone, des enregistrements audio et vidéo d’un tueur fou qui massacre ses victimes pour le plaisir ? Un homme est en prison, •un retarde anonymement dénoncé et condamné pour des crimes qu’il n’a pas commis. Cela, c’est le vrai meurtrier qui le dit à la jeune journaliste. Une manière de l’accrocher à une piste, comme un poisson à un hameçon ! Sur un sujet qui n’évite pas les complaisances, le réalisateur « du Boucher de Notting Hill » réussit un palpitant suspense psychologique. La jeune journaliste, apparemment très sûre d’elle, croit mener l’enquête pour prouver une innocence. Mais en fait, elle subit une manipulation dont elle est la première victime. Car au fur et à mesure que Susan s’approche du tueur, elle s’enfonce dans le cauchemar… jusqu’à y tenir un rôle ! Un film qui tient en haleine.

Tango et cash

Tango et cashAttention choc de muscles. Stallone (Rocky/Rambo) et Kurt Russell (les films de Carpenter, notamment New York 1997 » et Jack Burton dans les griffes du Mandarin ») pratiquent assidûment la gonflette. Et, dans une scène d’affrontement de « Tango et Cash » ils n’hésitent pas à s’afficher en débardeur, sous une pluie battante (ça colle mieux et ça souligne plus sensuellement les formes !), bandant avec conviction LEURS biceps et serrant les mâchoires avec puissance. Ouf! On l’a compris : le spectacle est physique. Et lorsque ces deux superflics de Los Angeles, aux méthodes pas orthodoxes du tout, passent à l’action, ça explose dur. La rivalité entre les deux personnages (chacun se croit le meilleur policier du coin) est assez réjouissante. Koncha lovsky a construit son film sur deux personnages absolument pas faits pour se rencontrer. L’un se veut une vraie gravure de mode, s’habille chez les plus grands couturiers, joue en bourse et conduit une luxueuse Cadillac.

L’autre habite un horrible taudis, change de jeans une fois par an, ne connait pas le mot coiffeur et se veut punk à mort. Chacun de leur côté, Tango et Cash ont nettoyé la ville de ses loubards, truands et autres délinquants. Mais les deux hommes ne se connaissent pas. Un ennemi commun, bien décidé a les neutraliser bus deux, va les rapprocher. Ce nouveau couple de flics a au moins deux abus : la personnalité de ses deux interprètes et le budget important du film qui permet des scènes d’action particulièrement spectaculaires.

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Amityville 4

0 J mai 2014 0 commentaires

Il y a eu « Amityville, la maison du Diable », de Stuart Rosenberg, puis, trois ans plus tard, « Amityville 2, le possédé », de Damiano Damiani, puis encore un « Amityville 3D », de Richard Fleischer, exploité en salles en relief et que les cinéphiles n’ont pu découvrir qu’en « plat » en vidéo. Puis il y a ce « Amityville 4 », réalisé dix ans après le premier film de la série.

Amityville 4Le générique annonce un téléfilm, mais «Amityville 4» a toutes les qualités techniques et artistiques d’un film cinéma. Le titre américain de ce film, signé Sandor Stem, est « Amityville the Evil escapes ». Le démon s’échappe. Tout commence par un exorcisme. Un jeune prêtre, à l’aide de son crucifix, essaye pour la énième fois de purifier la maison. Mais le diabolique habitant le met KO ! L’exorciste a tout de même le temps de comprendre que le suppôt de Satan a élu résidence dans une lampe d’une laideur incroyable : un globe, style cuisine, sur un pied de vigne. Pourtant, cette cochonnerie est achetée dans une braderie par une brave dame qui l’installe dans sa superbe demeure en Californie et attend sa famille, fille et petits-enfants. La lampe s’allume toute seule et commence à posséder la petite fille du lieu et à déclencher des phénomènes angoissants. La suite, on la connaît un peu. Et la fin annonce un « Amityville 5», tenez-vous-le pour dit !

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Dear America

0 J mai 2014 0 commentaires

Voici le film le plus anti-cinématographique et le plus passionnant que l’on puisse voir. Adaptant le recueil» Dear America », publié par la New York Vietnam vétérans memorial commission, Bill Couturie fait un film à partir des lettres envoyées par les « boys » engagés au Vietnam à leur famille, parents, épouse, fiancée, amis, etc. « Dear America – Lettres du Vietnam » présente une soixantaine de lettres sélectionnées dans le livre et lues, en ordre chronologique, par une poignée de comédiens illustres, autant dans la version américaine que française. Lues en voix off, sans que lesdits « stars »apparaissent, puisque, sur l’écran, défilent des photos des auteurs des lettres, des films amateurs parfois tournés par eux, des films d’archives officielles ou privées, des documents filmés par les équipes de NBC News, etc. Et le film est ponctué de bilans annuels des pertes, montrant l’engrenage de l’horreur et du carnage.

Bob Dylan58 000 Américains sont morts au Vietnam ! La musique qui accompagne ces mots et ces images est signée Bruce Springsteen, The Doors, The Rolling Stones, Bob Dylan ou encore – Jimi Hendrix. Et devant ce plaidoyer (implacable, mais sans complaisance vers le mélo) pour une génération perdue, on sent sa gorge se serrer et le besoin de réfléchir sur la nécessité de faire la guerre. Sujet encore plus brûlant aujourd’hui qu’à l’époque de la réalisation de cette oeuvre unique.

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Natalia & Il était une fois Broadway

0 J avril 2014 0 commentaires

Natalia n’a qu’un rêve : devenir comédienne, faire du cinéma. Quand on est fille d’émigrés juifs polonais, à Paris, en 1940, ce n’est pas évident. Même si le fameux cinéaste Paul Langlade (Pierre Arditi) tombe sous son charme. Natalia réussit à cacher ses origines et cesse de voir sa famille pour être la vedette de son prochain film, « Mademoiselle de Maupin ». Toute cette partie du film est une description très juste, riche en détails, du cinéma français sous l’Occupation. Et puis le drame arrive, inévitable. Dénoncée par une rivale jalouse, évidemment, Natalia est envoyée en camp de concentration. À son retour, tout a changé. Comme une somnambule, elle s’acharne à retrouver son identité perdue… Cet épilogue, empesé et presque grandiloquent, handicape le premier film de l’ancien critique Bernard Cohn. Pour le reste, Philippine Leroy-Beaulieu se révèle une fois de plus émouvante. Discrète et pudique, voilà une jeune comédienne qui ira loin.

Il était une fois Broadway

Il était une fois BroadwayProduit par la dynamique American Playhouse, ce film inédit en France développe à sa manière une séquence mémorable du «Il était une fois en Amérique » de Sergio Leone. C’est la nuit de la Saint-Sylvestre 1928 à New York. Bientôt ce sera le début d’une nouvelle année et la fin d’un monde, celui des insouciantes « roaring twenties ». Place aux gangsters, aux trafics, à la violence aveugle. Le meurtre d’un élégant bookmaker en plein restaurant en donne un peu le signal. Et si les revolvers servent encore à désintégrer les perroquets agaçants, l’hécatombe ne va plus tarder. Au long de cette nuit, des trottoirs de Broadway aux coulisses des boîtes de nuit, les intrigues vont se nouer, s’entrecroiser. Nous ferons la connaissance d’un joueur malchanceux, Regret (Matt Dillon), d’une petite chanteuse au grand cœur (Madonna), du gentil joueur La Péniche (Randy Quaid), nous laissant guider par ce journaliste échotier, éternel témoin des dessous de Broadway. Le tout sans lyrisme excessif, sur le ton de la chronique, à mi-chemin entre la reconstitution historique et la parodie.

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Charlie !

0 J avril 2014 0 commentaires

SpielbergAprès « Fievel et le Nouveau Monde » que coproduisait Spielberg, puis « Le petit dinosaure et la vallée des merveilles », Don Bluth et son équipe continuent sur leur lancée, celle du dessin animé grand luxe, soigné dans les moindres détails des décors et des personnages. Le contraire des sous-produits nippons, l’équivalent de la tradition Disney. Leur nouveau héros, Charlie, est un grand chien dégingandé, qui ressemble un peu au Clochard de Clochard de « La Belle et le Clochard ». Assassiné par le gangster Carcasse, il se retrouve au ciel (film américain oblige !) où, coup classique, il bénéficie d’un sursis. Équipé d’une montre qui symbolise sa vie, il revient sur terre pour s’y occuper de la petite orpheline Anne-Marie, de ses compères Gratouille et Zigouille. Animaux et humains se mélangent allègrement. Charlie réussira-t-il à tirer Anne-Marie des griffes de l’infâme Carcasse, qui veut se faire une fortune aux courses en utilisant le don qu’elle a pour parler aux animaux ? Suspense agrémenté d’une hallucinante séquence de cauchemar, avec des « méchants » aussi cocasses que grotesques — voir le crocodile affamé Ali Gator — et une petite héroïne touchante.

Une saison blanche et sèche

Donald SutherlandCette saison, c’est l’été 1976. Les manifestations des écoliers de Soweto, en Afrique du Sud, ne faisaient pas la première page des journaux. Nous n’y pensions pas trop, et même là-bas, certains ne se rendaient pas compte. Prenez Benjamin du Toit, un prof d’histoire austère et sympa. C’est un Afrikaner, un descendant des anciens colons hollandais, intello humaniste et idéaliste au demeurant. Il ignore ou veut ignorer que la police tire sur les enfants, les traque, les arrête, les torture. Jusqu’au jour où le fils de son jardinier ne rentre pas. Se sentant redevable envers son employé modèle, Ben va tenter de récupérer au moins le corps de l’adolescent. Il entre ainsi dans un terrible engrenage ; en demandant simplement la justice, il est peu à peu considéré comme un traître et rejeté de tous, collègues, amis, parents. Le système de l’apartheid et sa répression policière sont tels que celui qui dénonce ses excès est aussitôt un ennemi. D’abord écartelé, Ben choisira sa voie selon sa conscience. Sobre et intense, Donald Sutherland donne à ce personnage la dimension humaine indispensable. À ses côtés, Brando compose une époustouflante silhouette d’avocat libéral, mais désabusé — il n’apparaît à l’écran qu’une vingtaine de minutes, assez pour le crever… Quant à Jurgen Prochnow, il joue les « méchants », comme d’habitude, avec une belle conviction.

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Opter pour l’e-cigarette pour arrêter de fumer

0 J avril 2014 0 commentaires

La cigarette électronique, connue aussi sous le nom d’e cigarette, est une nouvelle technologie qui vient récemment de s’installer dans le monde de la consommation du tabac. Ce petit appareil révolutionnaire permet la vaporisation électronique du tabac et aide aussi à la suppression de toute sa toxicité ainsi que de quelques produits nuisibles qu’il peut contenir. Sa consommation se fait de plus en plus et elle se place actuellement parmi les produits les plus vendus dans le marché. Elle compte déjà des millions d’utilisateurs en France.

cigarette electronique et tabac

En étant une alternative de la cigarette classique, l’e cigarette présente encore plus d’avantages vis-à-vis de son utilisateur. Elle ne provoque aucun risque de tabagisme passif et est autorisée à être fumée dans les lieux publics. Au lieu d’émettre de la fumée nuisible et mal odorante, la cigarette électronique ne produit que des vapeurs parfumées et aromatisées qui seront agréables pour tout le monde. Fonctionnant avec une simple petite batterie, elle est très pratique et peut accompagner son utilisateur partout. La durée de sa cartouche peut durer pendant un temps largement longtemps qu’une simple cigarette et permet à la fois de régulariser la consommation de la nicotine.

La cigarette électronique est aussi un produit qui est conseillé pour ceux qui désirent arrêter de fumer. Au lieu de mettre une cartouche normale à l’e cigarette, il est aussi possible de mettre une cartouche à 0% de nicotine qui donnera quand même à l’utilisateur la sensation de vraiment fumée, de faire tous les faits et gestes, la sensation habituelle qu’elle peut bien apporter, mais de consommer zéro produit toxique de la cigarette. L’e cigarette est alors un appareil de consommation de tabac inoffensif et qui évite le risque d’avoir un cancer ou bien d’autres maladies concernant la voie respiratoire.

Il faut quand même faire attention avec la cigarette électronique, car une consommation au-delà du normal de ce produit peut engendrer des effets négatifs. En tant qu’un appareil qui peut être réutilisé par le fumeur les restes de substances dans chaque e-cigarette favorise l’accumulation des microbes ainsi que des bactéries qui pourraient facilement pénétrer dans l’organisme. Mais d’après l’avis de nombreux utilisateurs de la cigarette électronique, elle est beaucoup plus fiable et beaucoup plus avantageuse que la cigarette classique. En tous cas, il faut quand même essayer de consommer avec modération.

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