Ce
fort fut baptisé du nom d’un général de l’Empire, le comte Michel
Ordener.
Édifié
de 1883 à 1886, dans le cadre du système fortifié conçu par le général
Séré de Rivières, il fait partie de la seconde ceinture de forts du
camp retranché de Belfort.
Construit
en même temps et avec le même plan général que celui de Bessoncourt,
le fort de Vézelois a été conçu pour couvrir les forts de Bessoncourt
et du Bois-d’Oye et agir principalement sur les routes venant de Suisse
et sur la voie ferrée de Mulhouse.
Un peu moins de 600 hommes et une
trentaine de canons étaient prévus pour cela.
Il couvrait
en outre les forts de Bessoncourt, Meroux et du Bois-d’Oye.
Comme
à Bessoncourt, il a reçu en 1888-1889 une carapace de béton sur un
tiers de sa caserne centrale. L’essentiel de son artillerie est également
dispersé dans des batteries extérieures après 1887, mais il lui faut
attendre 1909 pour connaître une importante modernisation :
remplacement des caponnières par des coffres de contrescarpe, aménagement
d’abris et de parapets pour l’infanterie, construction d’une
casemate de Bourges, d’une tourelle de 75 et de deux tourelles de
mitrailleuses.
Pendant
la Première Guerre mondiale, quelques travaux souterrains furent
entrepris.
Jusqu’en
1994, l’armée a maintenu au fort un dépôt de munitions, ce qui
explique la présence du
mirador.