Ceinture vue d'Essert










 

FORT de TROYON

Le fort de Troyon - 6 avril 2003

Temps magnifique et accueil chaleureux : les ingrédients d'une journée réussie !

Merci à Jean-Pierre Zedet, organisateur de cette journée de détente très intéressante et agréable, et  à 
M. le Président du l'association "Ceux de Troyon", propriétaire des lieux, qui nous a guidé tout au long de ce périple, et dont les commentaires furent appréciés de tous.


Vue générale du ravelin, depuis l'entrée du fort de Troyon
 
Au programme le matin : visite du fort de Troyon - Lacroix sur Meuse
Fort Serré de Rivière non modernisé, il est situé en rive droite de la Meuse entre Saint Mihiel et Verdun. 

Un peu d'histoire : 
Dates de construction :1877-80, incluant les phases décisionnelles.
En septembre 1914, après 37 jours de calme au fort, les allemands s'avancent dès le 6 septembre vers les côtes de la Woëvre qu'ils franchissent le lendemain. 
Il parviennent ensuite rapidement vers les villages de Seuzey, Deux-Nouds et Dompierre, et dès le 8 septembre, c'est le début de la bataille du fort de Troyon qui sera bombardé durant 6 jours jusqu'à sa libération le 13 septembre. 
Plus tard vers la fin du mois, lors de l'attaque allemande sur le saillant de Saint-Mihiel, le fort subira encore des bombardements importants du 22 au 26 septembre. Durant la suite des hostilités, le fort sera encore régulièrement bombardé par les allemands, mais plutôt à titre préventif, car ils ne chercheront plus jamais à le capturer.

Pour en savoir plus, connectez-vous au site Internet de l'association de Troyon : http://www.domiciel.com/Troy/fort_fr.htm (un CD-ROM est également disponible à la vente)

A midi : arrêt déjeuner, dans la bonne humeur, à Fresnes en Voëvre. 

L'accueil est très chaleureux et sympathique, et ce qui ne gâte rien, nous déjeunons avec un rapport qualité prix à conseiller !

Pour réserver au "Champlain" : 
Mme Claude Vitmann vous attend au 03 29 88 80 88

Après-midi : visite du site des Eparges
Ci-dessus : vue d'un entonnoir de mine, témoin de la violence des combats en ces lieux.

Un peu d'histoire : 
La butte de VAUQUOIS, à l'Ouest, l'éperon des EPARGES à l'Est ont eu un destin curieusement parallèle, tout au long de la guerre.
Observatoires de premier ordre, ils ont été tous deux occupés par les Allemands au cours de la dernière décade de septembre 1914, puis sérieusement fortifiés par eux. Le Haut Commandement Français en saisit l'importance, un peu tardivement peut être.
L'occupation de Vauquois par les Allemands permet en effet à ceux ci d'intervenir par leurs feux d'artillerie sur la voie ferrée Chalons-sur-Marne / Verdun dans la région d'Aubreville, interdisant ou limitant fortement les capacités logistiques de cet axe important pour VERDUN.

 Aux Eparges, l'attaque initialement lancée (le 17 février) sur le point C (à l'ouest) également en exploitation de mines, eut d'emblée quelques succès. Elle se poursuivit, les jours suivants sur le point X (à l'est, qui domine la plaine de Woëvre) et sur la "courtine" qui relie ces deux bastions.
Les combats d'avril, particulièrement sanglants, livrés dans un enfer de feu, dans la pluie et la boue, devaient assurer aux Français la possession de l'essentiel de la ligne de crête. Mais là comme à VAUQUOIS, l'Allemand s'accrochait à la contre-pente et les combats devaient s'y poursuivre jusqu'en septembre, marqués par la terrible guerre de mines dont nombreux cratères témoignent encore aujourd'hui.

Les hauteurs des Eparges et Vauquois devaient être totalement et définitivement reconquis au cours des deux offensives lancées par les unités américaines, la première lors de la réoccupation du saillant de Saint-Mihiel (12 au 15 septembre 1918), la seconde lors de l'attaque sur la direction de Montfaucon (26 au 28 septembre), lancée dans le cadre de la grande contre offensive alliée qui devait mener à la Victoire. Si en 1916, VAUQUOIS et les Eparges sont restés hors du champ de la "Bataille de Verdun" proprement dite, il n'en est pas moins évident que ces deux Hauts Lieux ont joué un rôle de charnière essentiel, d'importance cruciale aux ailes, dans une "Bataille pour Verdun".
 

 

Zones de visite :

1 - Entrée

2 - Ravelin

3 - Casernements

4 - Caponnière

5 - Fossés

6 - Poudrière

Coté gauche de l'entrée du fort
Réception et départ de la visite
L'entrée Explications devant l'entrée
Le ravelin vu de l'entrée, et les fossés coté gauche
Différentes vues des casernements
Abri traverse et Plate-forme pour canon
Casernements
Lieu de recueillement, près des ruines d'une poudrière où sont ensevelis des soldats
Les défenses des fossés : les caponnières

Vues intérieures des caponnières

Objets divers trouvés lors de fouilles. Certains ont permis à l'artiste de s'exprimer
Vue des salles du ravelin
Disposition de canon dans le ravelin Stèle à la mémoire de Séré de Rivières
Le site des Eparges - 6 avril 2003

Le groupe devant le monument des Eparges (point X)
Le monument des Eparges
Vue du point X et promenade aux Eparges
Imposants cratères (entonnoirs) formés par l'explosion des mines
Monument et cimetière aux Eparges 


 

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