La cuisine à travers le monde

Grâce aux talents et à l’initiative ambitieuse d’une équipe de réalisateurs et journalistes, gastronomes avertis, au rythme de deux à trois cassettes de 26 minutes à paraître chaque mois vous trouverez les clés des succulents plats du monde entier à réaliser chez vous. Il y a de quoi satisfaire, sinon les plus exigeants, en tous cas les plus curieux des amateurs de l’art culinaire. Si la gastronomie connaît aujourd’hui un phénomène de mondialisation et de propension à l’exotisme, les contrastes entre cuisines de terroirs presque voisins sont acceptés. Un Bourguignon fait une expérience exotique en dégustant une bouillabaisse sur le vieux port de Marseille ; un Andalou sera ravi de trouver en Allemagne un blond cousin de la sangria, le vin de Mai. Des situations parmi tant d’autres pour expliquer la démarche de nos amis que vous allez accompagner dans un tour du monde qui vous conduira sur des marchés colorés et cuisine folklorique à souhait de tous les continents, à la recherche des spécialités aux saveurs parfois inconnues ou peut-être rencontrées et appréciées au cours d’un bref voyage dont il reste quelques souvenirs nostalgiques au palais. C’est alors que vous aurez le privilège de découvrir au fil des images et au fond des marmites des recettes simples et superbes. C’est ici que je rends hommage à Borea et son équipe pour avoir réussi à nous montrer en quelques minutes de précieuses images d’environnement, d’humeur et d’atmosphère sur chacun des pays, de quoi conditionner le «futur Chef» !cuisine du monde

Les villages de pêcheurs, les lagunes paisibles, les marchés colorés vous feront découvrir sans brutalité et avec douceur, ces pays d’Afrique avec, dans leur, ordre de parution :

La cuisine ivoirienne

La cuisine camerounaise

La cuisine sénégalaise. Aujourd’hui l’Afrique évolue, elle se développe, se modernise. Ses traditions changent et de ce fait, sa cuisine devient plus recherchée. Sur la côte ouest plus particulièrement, on trouve de bons cuisiniers africains. Les cuisines d’Europe apportent leur influence. Dans quelques années peut-être, la cuisine africaine présentera-t-elle un harmonieux mélange de produits locaux préparés avec soin à la façon européenne. Avec Borea vous allez trouver une Afrique intacte par sa cuisine. Bien sûr un petit clin d’œil par-ci, par-là, évoque la présence française de l’ancienne AOF et l’on en retrouve forcément quelques traces dans ses traditions culinaires.

Au fil des images, il est important de participer au choix des ingrédients de base parmi lesquels un certain nombre ne vous sont pas familiers. C’est de bonne grâce qu’il faut accepter cette initiation dont dépendra votre réussite aux fourneaux. La fête de la cuisine africaine peut donc commencer par un plat ivoirien le Kedjenan, en ivoirien cela se traduit par remuer. Ici c’est un lapin qui mijote dans un « canari », récipient en terre fermé hermétiquement par une feuille de bananier, sorte de cocotte minute à cuisson plutôt lente, ce qui permet de garder la saveur de tous les ingrédients intacte. Ces ingrédients de base bien que très variés, se retrouvent dans de nombreux plats de régions différentes tels les piments verts ou rouges, oignons, tomates, pâte d’arachide, poissons séchés et fumés, crevettes… La cuisine ivoirienne vous réserve d’autres plats superbes comme ce jeune poulet de brousse cuit aux arachides, accommodé de poissons et crevettes séchés, mélange étonnant, et surprenant sur le plan gustatif, et de plus, facile à réaliser.

Au Cameroun, vous arriverez par Douala où le coup d’œil général enchante le visiteur dépaysé : belles autochtones accueillantes parées de vêtements magnifiques colorés comme les jardins qui entourent la piscine transparente du Sawa Novotel. La directrice du restaurant vous fera l’honneur d’exécuter des spécialités du pays devant l’objectif des caméras, à commencer par le N’Dole, viande de bœuf braisée aux oignons, huile de palme, crevettes, pâte d’arachide, etc.(ici la cuisson est de 30 minutes, mais certains plats nécessitent 4 heures). Le N’Dole achevé, elle enchaîne par la sauce gombos ou sauce mana préparée à partir de ce légume-condiment qui possède une saveur poivrée et amusante qui rend la sauce agréablement sirupeuse et légèrement pimentée. On les trouve facilement à Paris.

Pour terminer ce périple culinaire camerounais, ne manquez surtout pas la préparation du N’Domba : viande de chèvre avec sa peau qui tous étonnera par son goût sauvage et parfumé au basic:. Un plat complet presque -méditerranéen.

La troisième cassette est consacrée à la cuisine sénégalaise exécutée ici par un cuisinier africain. Votre arrivée à Dakar et le tour d’horizon maintenant habituel mais pas moins indispensable pour l’approche du pays, tout comme les baobabs séculaires, nous conduit à N’ Bour, village de pêcheurs typiquement africain dont «l’industrie» très artisanale est le poisson séché. Cela mérite le détour pour les yeux, pour le palais, car le thieboudiene-tranche de poisson farci – est un plat exceptionnellement raffiné. Selon le marché, à N’Bour ou à Paris, vous avez le choix entre le mérou, la daurade ou encore le capitaine.

Pour réussir ce plat de fête, il est important de suivre avec attention notre cuisiner aussi bien sur le marché que dans sa cuisine. Cependant vous pouvez trouver sur tout les marchés du Sénégal et donc en France : citrouilles, aubergines, choux blancs, gombos, patates douces, oseille, carottes, courgettes, tomates, piments… Ce plat facile bien qu’élaboré, auquel le poisson séché et le fumet confèrent une saveur magique qui surprend par sa personnalité incomparable, est un pot-au-feu de la mer et du potager à la façon africaine. Le Mafe, viande de bœuf, recette d’origine malienne, savoureux et extraordinairement simple à réaliser vous permettra en suivant attentivement les images, de réussir votre plat et d’épater vos convives. A la vision de ces trois cassettes réalisées avec intelligence et clarté, nous pouvons cependant regretter de ne pas pouvoir bénéficier des conseils de l’excellent Henri Gault – qui figure au générique – pour quelques vins pouvant accompagner ces plats succulents.

Je ne peux pas cacher avoir essayé avec modestie un Rioja (Espagne) Marqués de Riscal assez léger et fin, avec un petit goût du terroir et beaucoup de corps, ce qui s’allie admirablement avec les plats de viande souvent puissants en saveur. Avec le Thieboudiene j’ai dégusté un blanc sec des Côtes du Lubéron, plein de fraîcheur et fort de caractère, un vin du Domaine de Murabeau de Jean-Claude Lattès qui nous confirme sa volonté de devenir un viticulteur aussi brillant qu’il est éditeur. Mais l’imagination du connaisseur fera le reste quant au choix d’autres crus appropriés. J’attends les prochaines parutions avec impatience : le Gabon, la Tunisie, et puis la très grande, la très belle, l’incomparable cuisine marocaine. La fin de la fin prévue pour le milieu 86 sera la cuisine française par 13 régions. Il y a de quoi réjouir les amateurs, que la perspective de redécouvrir la cuisine française en images cette fois-ci, contrairement aux livres de cuisine traditionnels.

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3 pensées sur “La cuisine à travers le monde

  • 14 juillet 2017 à 13 h 29 min
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    Merci pour cette mise en valeur de la cuisine Africaine et Sénégalaise ….
    Diouf, guide tousistique au Sénégal dans le delta du Sine Saloum.

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  • 14 juillet 2017 à 13 h 41 min
    Permalink

    Aucun problème, tout le plaisir est pour moi ;’)
    N’hésitez pas à poster des commentaires intéressants surtout.

    Répondre

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