Comment aider mon enfant à surmonter ses peurs chez le docteur ?

Il faut comprendre votre enfant pour l’aider

Sa peur a des origines

Traumatismes ancien, hospitalisation, phrases mal interprétées, confiance trompée… il existe probablement dans son histoire médicale une explication à cette réaction de panique. Parfois cette réaction remonte à un petit songe ancien, du genre : « je vais te faire une piqûre mais ça ne te fera pas mal. » Il existe même chez les bébés, une mémoire de la douleur. Pour certains enfants, une visite médicale est ressentie comme un acte violent, intrusif, surtout si on ne leur a rien dit avant. Ce qui parait évident pour un adulte ne l’est pas forcément pour un tout-petit : pourquoi est-il obligé de se déshabiller devant un étranger ? Pourquoi doit-il se laisser toucher, manipuler comme un objet ? Comment se douter qu’on lui veut du bien alors que parfois, on lui fait du mal ?

Il vit mal la séparation

Pour d’autres, pris dans une relation très fusionnelle avec leur mère, Il s’agit surtout d’une réaction à la séparation, qui se répète avec toute personne étrangère. Même si vous restez physiquement près de lui, votre enfant sent bien qu’il se passe dans d’autres mains, qu’il vous “échappe”, sans en tirer, à ses yeux, le moindre avantage.

L’angoisse et communicative

Quand les parents eux-mêmes ont peur du médecin, l’enfant le sent immédiatement. Les angoisses du corps, de la maladie, de la mort, de séparation n’épargnent pas certains adultes qui n’acceptent pas le pouvoir et l’intrusion du médecin. Même enfouis très profondément, ces sentiments filtrent malgré eux et peuvent imprégner leur enfant.

Comment l’aider à surmonter sa peur ?

Il est en pleine crise, restez calme

Sur le coup, il n’y a rien à faire. Inutile de le gronder ni de vous excuser auprès du médecin. Quels  que soient votre agacement et votre honte, le premier geste salutaire consiste à reconnaître son droit à manifester sa désapprobation. Bannissez définitivement ces petites phrases maladroites qu’on lâche sans y penser : “si tu n’es pas sage, tu auras une piqûre / je te laisse tout seul, tu seras encore plus malade…” Elles n’auraient pour effet que d’ancrer durablement sa peur des homes en blanc !

Expliquez, jouez

L’avantage à 2 ans, c’est que l’enfant est en âge de comprendre et qu’il dispose de réelles capacités à communiqué. Profitez d’un rendez-vous chez le pédiatre pour lui parler de son corps et, livres à l’appui, lui raconteur pourquoi il doit aller le montrer : pour s’assurer qu’il grandit, qu’il sait se defender contre les maladies… Vous mettrez ainsi des mots et des images sur ses angoisses. Le jeu reste un allié irremplaçable : du simple stéthoscope qui permet d’entendre les battements du Coeur à la mallette du parfait docteur, l’éventail est large. Et les nounours sont de délicieux patients, que l’on peut piquer, palper, bander en toute impunité. Votre enfant pourra même apporter le sien chez le pédiatre pour une auscultation complète! Vous pouvez aussi prévoir avec votre enfant ce qui va se passer après le médécin, par exemple vous pouvez décider d’aller faire les courses ensemble. Pour cela vous pouvez prendre une liste de course à imprimer et la remplir avec lui avant la consultation et il sera qu’après le médecin il passera un moment avec vous.

 

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