Tout savoir sur la CAVP

La retraite des travailleurs libéraux dépend de la caisse nationale d’assurance vieillesse des professions libérales, ou CNAVPL. Cette dernière est divisée en 10 catégories professionnelles, dont la caisse d’assurance vieillesse des pharmaciens qui se charge de la retraite des apothicaires libéraux. Elle assure la pension de base et la retraite complémentaire de ces derniers.

Le rôle de la caisse d’assurance vieillesse des pharmaciens

La caisse d’assurance vieillesse des pharmaciens ou CAVP a été créée en 1948. Elle a pour vocation de gérer la retraite des pharmaciens libéraux et des biologistes. En effet, les professionnels affiliés à l’Ordre des pharmaciens, et exerçant de façon indépendante doivent s’y affilier pour bénéficier d’une pension, à leur départ à la retraite. Cette caisse propose trois régimes à ses membres, à savoir la pension de base, la retraite complémentaire et supplémentaire, ainsi que le régime de prévoyance. Elle se charge d’une part de recouvrir les cotisations au titre de la retraite de base, et d’autre part de la liquidation de la retraite des pharmaciens ainsi que des différentes opérations y afférentes. La gestion des différents régimes de retraite complémentaire et supplémentaire s’effectue selon ses propres procédures.

Deux régimes de retraite complémentaire

Le régime de retraite complémentaire des pharmaciens est une formule unique qui comporte deux volets. Le premier est le régime par répartition tandis que le second par capitalisation. Ce système, bien que singulier, a fait ses preuves et présente de nombreux avantages. En effet, la capitalisation d’une partie des cotisations permet de se prémunir contre un rapport démographique défavorable, tout en réduisant l’impact de la situation économique. Cette part de la retraite complémentaire dépendra ainsi de l’évolution du rendement des placements. Elle a pour effet de réduire l’impact de l’économie locale sur les pensions de retraite capitalisées. Toutefois, à cause du système de capitalisation, les termes de la rente viagère peuvent fluctuer d’une année à l’autre. En conséquence, le montant perçu n’est connu que lors de la liquidation de la rente. Dans tous les cas, il est garanti à vie.

Les cotisations pour une retraite complémentaire à la caisse d’assurance vieillesse des pharmaciens

À cause du système spécifique aux pharmaciens, les cotisations pour une retraite complémentaire se divisent également en deux volets. Une part forfaitaire de la cotisation est allouée au régime par répartition. L’autre part variable est destiné au régime par capitalisation. Elle dépend de la classe de cotisation du pharmacien, qui elle-même est en fonction du niveau de revenu de référence. Ce dernier est estimé en comparant le revenu annuel N-2 par rapport au plafond de la sécurité sociale. De plus, les pharmaciens catégorisés en classe 3, soit la plus basse, peuvent demander des dérogations pour les deux premières années, ou en cas de revenus jugés trop faibles. La valeur de la dérogation dépendra alors du rapport entre le revenu de référence et de la PASS. Dans les cas les plus défavorables, soit un revenu inférieur à 1/3 du PASS, le pharmacien pourra profiter d’une dérogation à hauteur de 75 %.
Les pharmaciens ont mis en place un système de retraite complémentaire unique qui a fait ses preuves. En effet, en capitalisant une partie de la retraite complémentaire, la caisse d’assurance vieillesse des pharmaciens se prémunit contre les rapports démographiques défavorables ainsi que les périodes de ralentissement économique. Toutefois, cette capitalisation provoque une fluctuation de la valeur de la rente viagère, qui ne sera connue qu’au moment de la liquidation.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *