Honor 9A : comment s’en sort Huawei sans Google ?

Comme on le sait tous désormais, Huawei et Honor sont dans le viseur de l’administration Trump qui leur a interdit en 2019 toute utilisation des Google Mobile Services (ainsi que d’Intel et Qualcomm), alors même que la marque chinoise venait de s’emparer de la 2e place au classement mondial des ventes de smartphone.

Par conséquent, les téléphones de la marque ainsi que de sa filiale Honor se voient dans l’obligation de se contenter de la version open-source d’Android…

Cette sanction sévère contrecarre sérieusement les plans d’Huawei qui perd du coup l’intérêt d’une grande partie de ses utilisateurs potentiels qui vont alors trouver trop contraignante l’utilisation de de smartphones dénués de la version complète d’Android.

Malgré tout, Honor n’est cependant pas totalement désarmé et parvient petit à petit à se passer des services du géant américain en limitant les dégâts, via de nombreuses applications partenaires de substitution, ainsi que d’autres 100% maison disponibles sur son AppGallery.

Cependant, de nombreuses autres applications, encore difficilement dispensables, manquent toujours à l’appel.

L’interface EMUI du Honor 9A

 

L’interface EMUI du Honor 9A est une création quasiment 100% maison, totalement nue des différents services Google, et qui est laisse, il faut l’admettre, un peu confus lors des premières utilisations.

Pas de Google Drive, de Play Store, de Maps, de Gmail, de Youtube, etc..

Il va falloir réapprendre à faire sans Google et son célèbre système d’exploitation, et ce n’est pas ce qu’il y a de plus facile en 2020.

Huawei s’est donc efforcé de substituer les services Google par des apps tierces, remplaçant notamment le Google Assistant par l’AI Voice, une application qui ne semble pas encore très évoluée, et qui déçoit dans l’état actuel des choses.

D’autres applications sont quasiment calquées sur iOS, comme par exemple celle de localisation de l’appareil, ou le Wallet, et c’est plutôt de bonne guerre de s’inspirer de ce que fait la concurrence pour chercher à améliorer la qualité de ses produits.

l’AppGallery

Pour ce qui est de la boutique d’applications, l’AppGallery devrait d’ici quelques temps voir son catalogue s’étoffer largement, mais d’ici là, certains inconvénients se font grandement ressentir.

Pour donner un exemple du genre de problèmes que l’on peut actuellement rencontrer : l’absence d’une application de GPS par défaut, obligeant ainsi l’utilisateur à aller chercher une appli similaire sur l’AppGallery du Honor 9A. Et Mappy par exemple, comme c’est le cas pour beaucoup d’autres applications, n’est disponible sur l’Honor 9A que via le site internet Mappy, et non pas en version application.

On finira par trouver une autre solution viable, mais voilà, certaines choses auparavant intuitives demandent désormais des efforts et du temps.

 

Pour conclure

 

Ne pas pouvoir bénéficier des services Google déçoit autant le fabricant que l’utilisateur, cependant ce n’est que le début de l’aventure en solitaire pour Huawei et Honor, on garde donc espoir de voir apparaître au fil du temps bien plus de fonctionnalités !

N’oublions pas que le fabricant Huawei est un leader incontournable en Chine, fabrique ses propres puces et modems, et a enrichit Android de nombreuses fonctions. Avec sa base de fans et son énorme potentiel de croissance, Huawei a les moyens de survivre sans Google.

Quant aux nombreux fans européens et américains de la marque chinoise à succès incapables de se passer des fameux services Google, reste pour eux la possibilité d’opter pour la remise à neuf de leurs appareils Huawei et Honor datant d’avant l’embargo américain et donc non concernés par cette mesure draconienne, et de préférer la réparation et le remplacement de toute pièce mobile défectueuse plutôt que l’achat d’un nouveau smartphone entrée de gamme tel le Honor 9A.

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