Le lombricompostage : une démarche à connaître pour réduire efficacement ses déchets

Les précieuses épluchures et restes de dîner ne devraient jamais finir à la poubelle. En effet, il est tout à fait possible de les recycler pour créer de l’engrais bio. Il existe pour cela plusieurs techniques, et parmi les dernières en date, on note le lombricompostage. Ce procédé écologique consiste à assurer la dégradation des ordures organiques grâce à des vers de compost. Zoom sur cette approche de plus en plus prisée.

Le lombricompostage : comment valoriser ses déchets grâce à des vers ?

Les ordures ménagères sont composées en moyenne de 35 % de matières organiques. À l’instar de l’ensemble des déchets, ces dernières vont suivre le processus classique pour la collecte et le traitement des ordures domestiques. On parle ici de l’incinération et l’enfouissement. Toutefois, comme ils sont biodégradables, il est possible de valoriser ces types de déchets en les recyclant soi-même. Parmi les techniques les plus efficaces, on note le lombricompostage. En réalité, ce n’est pas une démarche révolutionnaire. Elle connaît juste un nouvel essor, un regain d’intérêt venu particulièrement des États-Unis. Un phénomène favorisé par la prise de conscience écologique.

Tout comme le compostage traditionnel, le lombricompostage se définit comme le recyclage de matières organiques. Mais si la première méthode se base sur la fermentation, celui-ci consiste à assurer la dégradation des ordures ménagères grâce à des vers appelés Eisenia fœtida. Des espèces à ne pas confondre à des vers de terre qui sont des laboureurs. Les lombrics produisent d’excellents engrais bio destinés au potager et au jardin d’ornement. De plus, le compost biologique permet également d’améliorer la structure du sol et libère rapidement les éléments nutritifs pour accélérer la production. Il a donc un effet fertilisant.

Le lombricompostage : comment procéder ?

Le lombricompostage offre de multiples avantages. Non seulement il permet de préserver l’environnement, mais son compost rend également le sol plus fertile. D’autant plus que ce procédé convient à tous les foyers. D’ailleurs, d’après une étude, cette technique intéresse davantage les personnes logeant en appartements. En effet, ce processus ne nécessite que très peu de matériel, notamment le lombricomposteur. Il s’agit de l’appareil dans lequel vivent les vers et où ils transforment les déchets organiques en compost solide et liquide. Généralement muni de roulettes, cet instrument se transporte facilement en intérieur comme à l’extérieur.

Une fois l’outil installé, il faut désormais commander les lombrics chez un éleveur spécialisé. Soit environ 1,5 litre pour la première commande. Marché en plein essor, on peut trouver bons nombre d’exploitants en France. Évidemment, pour obtenir les engrais, on doit nourrir les petites bêtes avec les aliments adaptés et en suivant minutieusement les consignes livrées avec le lombricomposteur.

Plus précisément, les lombrics s’alimentent d’épluchures de fruits et légumes, de coquilles d’œufs, de marc de café, sans oublier les morceaux de papier sans trace d’encre. En revanche, ils détestent les viandes, les substances acides et l’ail. Les 1,5 litre de vers peuvent ingurgiter jusqu’à 1,5 kilo de déchets en 24 heures. Plus ils consomment, plus ils se reproduisent et sont donc capables de valoriser plus de matières organiques. Il s’agit alors d’une démarche rentable, à condition de bien entretenir la petite colonie.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *