Mais qui a tué Harry ?

Mais qui a tué HarryLes feuilles dorées de cette forêt du Vermont forment une symphonie en jaune orangé aussi plaisante à l’œil que l’allègre ritournelle de Bernard Herrmann est agréable à l’oreille. Ce tableau automnal est idyllique, on nage dans cette euphorie jusqu’à ce qu’un petit garçon fasse une étonnante découverte : dans l’herbe, une magnifique paire de chaussettes rouges. Ce sont les pieds d’Harry qui est paisiblement allongé au bas d’un arbre, car il est mort. Le garçonnet avertit sa mère, qui reconnaît en Harry son ex-mari. Elle se croit coupable de sa mort. Des promeneurs traversent la forêt et tous sont persuadés d’avoir tué Harry. Le cadavre change de cachette à chaque nouvel arrivant, le tout dans la bonne humeur : on continue de converser avec décontraction, sans se soucier du mystère criminel. On enterre Harry, on le déterre, jusqu’à la révélation finale. Qui a tué Harry ? Quelle importance ! L’essentiel c’est l’humour d’Hitchcock qui traite en délicieuse comédie un sujet policier où le meurt-e n’est évidemment qu’un prétexte. Le gag final est que le film fut un échec commercial aux USA et un triomphe en France, à sa sortie !

Clint Eastwood, Marianne KochPour une poignée de dollars

San Miguel, une petite ville située entre le Mexique et les États-Unis. Deux clans s’y affrontent, les Baxter et les Rodos. Joe, c’est-à-dire Clint Eastwood (Waouhhh !) est un jeune pistolero aventurier qui se sandwiche entre les deux clans pour arbitrer, d’une part, et faire des affaires, d’autre part. Au fil des règlements de comptes qui se font à chaque fois plus sanglants et meurtriers, le clan des Baxter sera décimé… ainsi que le clan des Rodos. Ramon, le dernier des Rodos, va, dans une scène mémorable, essayer d’éliminer, Soe. Ramon est d’un côté, Joe de l’autre. Ramon tire sur Joe désarmé : eh ! Joe tu vas mourir bientôt… le tout accompagné des grincements efficaces d’Ennio Morricone. Mais Joe est protégé par une feuille d’acier inoxydable qui lui sert de cuirasse. Heureusement que Ramon visait la cuirasse et pas la tête. Bref, Joe trouve une arme et les deux bougres s’affrontent dans un duel un peu plus loyal. Grand moment du western nouvelle vague, remarquable autant par le scénario (quand le western rejoint la tragédie grecque) que dans l’interprétation spectaculaire des Clint Eastwood et consorts3

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